«On commence à mettre de l’avant les premiers jalons qui nous permettront d’être plus rapides, plus fréquents et plus fiables», déclare le conseiller Rémy Normand, vice-président du comité exécutif.

RTC: des milliers d'heures de service en plus [VIDÉO]

Le Réseau de transport de la Capitale mise sur l’ajout de 49 000 heures de service en 2019 pour hausser sa clientèle une troisième année consécutive.

Pour le président du RTC, 2019 marque le coup d’envoi de l’implantation du nouveau réseau structurant de transport, incluant l’arrivée du tramway. 

«On commence à mettre de l’avant les premiers jalons qui nous permettront d’être plus rapides, plus fréquents et plus fiables», a déclaré d’entrée de jeu le conseiller Rémy Normand, vice-président du comité exécutif.

L’ajout des heures de service est une première pour le RTC en sept ans. À travers neuf nouveaux parcours qui entreront en fonction en août sauf deux, les utilisateurs jouiront de 49 000 heures de plus, portant le total à 1 381 000 heures. À ce sujet, M. Normand souligne que la bonification de service est payée à 50 % par le gouvernement du Québec.

L’aéroport, vu depuis toujours comme le parent pauvre de la desserte du RTC, aura enfin droit à un service convenable. Les nouveaux parcours 76 et 80 qui seront mis en service en juin feront passer le nombre de passages de 5 à 67 chaque jour avec une fréquence de 30 minutes. 

Le parcours 76 reliera l’aéroport aux gares d’autocars et de train de Sainte-Foy, avec une correspondance possible sur Laurier qui pourra amener les voyageurs au centre-ville.

Le parcours 80 passera par le terminus Les Saules et empruntera les boulevards Hamel et Charest jusqu’à la rue Dorchester où d’autres correspondances sont possibles.

«On a voulu implanter des parcours qui s’intègrent à ceux déjà en place et qui accueillent aussi une clientèle locale», explique, en substance, le président pour bien faire comprendre qu’il ne s’agit pas de navettes express. 

C’est pour cette même raison que le RTC n’affectera pas à ces parcours des autobus adaptés pour le transport des bagages. «On va commencer par voir pendant un an la popularité du service. Après, on verra», ajoute M. Normand.

Ces ajouts, et d’autres devraient permettre d’augmenter l’achalandage de 1,6 %, estime le conseiller. Il s’agirait d’une troisième hausse en autant d’années après avoir vécu une diminution. En 2016, le RTC comptait 41 704 700 montées. Il espère atteindre 42 835 400 l’an prochain.

Le RTC présente un budget équilibré de 224,4 millions $ pour l’an prochain, en hausse de 1,9 %. 

La hausse tarifaire qui sera annoncée en juillet devrait se situer sous l’inflation, compte tenu de l’achalandage accru. Une situation qui permet au RTC de maintenir environ au tiers de son financement les revenus provenant des utilisateurs.

Budget fédéral

La prochaine année marque aussi une étape importante pour le financement du réseau structurant de transport en commun. Après Québec en 2018, Ottawa devrait donner son appui financier au projet de 3 milliards $.

Rémy Normand semblait confiant, vendredi, que le budget fédéral de février contienne un premier montant substantiel pour le projet de Québec avant le déclenchement des élections à l’automne. «On travaille dans ce sens-là», a-t-il déclaré, sourire aux lèvres.

Les midibus arrivent

2019 marque aussi l’arrivée en début d’année du tiers des 64 minibus achetés au fabricant belge Van Hoolen en 2016 et 2017 au prix unitaire de 875 000 $. Le petit hybride de 24 places assises est destiné aux parcours moins achalandés. 

En novembre, Le Soleil faisait mention que le premier midibus arrivé en début d’année pour une période de rodage passait autant de temps au garage que sur la route. Comme il l’avait fait il y a un mois, M. Normand a expliqué qu’il s’agit d’une «tête de série» qui sert justement à faire les ajustements nécessaires sur les autres minibus avant leur arrivée à Québec. Ses nombreux ajustements ne remettraient pas en jeu sa fiabilité. La période des tests est complétée et le véhicule serait maintenant aux normes souhaitées.

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