Le style de gestion robuste de Robert Laperle a été décrié par plusieurs au cours des derniers mois.

Robert Laperle remet sa démission à la Ville de Québec

Le controversé directeur adjoint aux affaires stratégiques et administratives du Service de protection contre l'incendie de Québec, Robert Laperle, a remis sa démission, effective depuis mardi.
M. Laperle s'était engagé dans un bras de fer avec nombre de pompiers depuis son arrivée en poste à la Ville en 2010. Il a occupé le siège de directeur aux affaires stratégiques de façon intérimaire pendant un an et demi avant d'être confirmé à ce poste en mai 2012. 
Au cours de son mandat, «il s'est bâti une réputation de gestionnaire au style robuste qui ne passe pas toujours bien, autant chez les syndiqués que pour plusieurs chefs», écrivait Le  Soleil il y a trois ans. Il a même été visé par une plainte de harcèlement par un employé syndiqué.
M. Laperle a été au coeur de ce qu'on peut appeler «l'histoire de la motoneige». Il avait critiqué le comportement de trois chefs de peloton qui, eux-mêmes, dénonçaient le déclenchement d'une enquête administrative au sujet du sauvetage en motoneige par des pompiers d'une dame dont l'automobile s'était enlisée en janvier 2012. 
À l'époque, le maire Régis Labeaume s'était adressé publiquement aux pompiers qui dénigraient la façon de faire de M. Laperle. «Je leur [le syndicat des pompiers] annonce qu'ils ne réussiront pas [à le détruire] car M. Laperle, non seulement il va rester à notre emploi, mais il pourrait progresser dans sa carrière à la Ville de Québec», avait-il déclaré.
La décision de M. Laperle de destituer un chef d'expérience, Charles Marcoux, à la suite d'évaluations de performance, s'était retrouvée devant la Commission des relations de travail. Le commissaire au dossier avait qualifié la destitution «d'illégale» et ordonnait la réintégration de M. Marcoux. De plus, il réprimandait sévèrement l'attitude de M. Laperle.
Le commissaire statuait que «des crises ont été engendrées par la gestion de M. Laperle». Il estimait également que Robert Laperle n'a pas su faire preuve de respect dans ses communications à Charles Marcoux. La présence de ce dernier «gênait» M. Laperle, selon lui.
À la Ville de Québec, on confirme que M. Laperle a remis sa décision parce qu'il désirait relever de nouveaux défis. Le président du syndicat des pompiers, Éric Gosselin, n'a pas voulu commenter ce départ.