Haut fonctionnaire de carrière, André Caron est fraîchement retraité du MTQ, où il a œuvré pendant plus de 25 ans comme directeur, puis sous-ministre.

Réseau de transport structurant: un coordonnateur à plus de 200 000$ par an

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) met la main sur un ancien sous-ministre des Transports du Québec, André Caron, et le nomme «directeur de la coordination des travaux de conception du projet de réseau structurant de transport en commun». Pour environ 220 000$ par année.

Haut fonctionnaire de carrière, M. Caron est fraîchement retraité du MTQ, où il a œuvré pendant plus de 25 ans comme directeur, puis sous-ministre. À ce titre, il siégeait d’ailleurs sur le comité directeur du bureau de projet du service rapide par bus (SRB) Québec-Lévis.

Cette expérience a attiré l’attention de l’administration Labeaume. 

«C’est un grand expert. C’est un gars qui a du métier, qui connaît le gouvernement, le ministère des Transports, tous les projets au Québec, qui sait comment tricoter des contrats. C’est un gros acquis pour nous autres et on est très fiers», a commenté le maire Régis Labeaume. 

«[M. Caron] a une très, très bonne connaissance de la machine gouvernementale. C’est un ancien sous-ministre aux Transports. Il a une bonne connaissance de la mécanique d’approbation des projets au Conseil du Trésor. C’est quelqu’un qui a toujours bien répondu aux attentes, qui a une très bonne réputation, qui va être capable de nous faire avancer rapidement dans nos tâches», a renchéri Rémy Normand, président du RTC. 

Ce dernier concède qu’il n’y a «pas eu grand concours» pour le nouveau poste, bien que «quelques candidats» ont été approchés et rencontrés. «Ça prenait quelqu’un de disponible à court terme et le choix s’est arrêté sur M. Caron», dit le conseiller municipal. 

André Caron s’amène alors que Jacques Bédard, qui a réalisé l’étude de faisabilité sur le tramway/SRB et dirigé le bureau de projet du SRB, s’apprête à quitter pour la retraite. Les tâches du nouveau venu ne seront toutefois pas exactement les mêmes. «Son rôle reste à déterminer avec le comité consultatif sur la mobilité durable [dont il sera aussi membre]. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il n’y a pas de poste additionnel créé», souligne M. Normand. 

Le poste de Johanne St-Cyr, directrice exécutive du bureau de projet du SRB devenue directrice du comité consultatif sur la mobilité durable, est aussi en réévaluation.

Au boulot lundi 

Le contrat de l’ex-sous-ministre débute lundi et se termine le 31 décembre 2018, sans renouvellement automatique. M. Caron travaillera 35 heures par semaine jusqu’à concurrence de 2000 heures pour la durée de son contrat. Il sera rémunéré 108,17$ l’heure plus 15,55% pour compenser les avantages sociaux dont il ne bénéficie pas. Cela porte son salaire annuel à environ 220 000$ par année. 

«Je présume qu’on s’est basé sur des critères comparables dans le reste de l’industrie. Une personne de ce niveau-là requiert des montants de cet ordre-là», a justifié Rémy Normand. 

En 2014, le directeur du plan de mobilité durable Liguori Hinse, lui aussi ex-sous-ministre des Transports, touchait un salaire maximal de 132 516$ pour quatre jours de travail par semaine.