Le maire Labeaume se réjouit de la popularité de Rendez-Vous 2017 auprès de la population locale comme des touristes depuis le début des festivités lancées mercredi dernier.

Rendez-vous 2017: «un succès total», dit Labeaume

Le maire Régis Labeaume affirme que Rendez-vous 2017 s'est déroulé au-delà de ses espérances, tant sur le plan de l'affluence que pour la beauté du spectacle offert par les grands voiliers et leur équipage.
C'est un maire ravi que Le Soleil a rencontré au moment où il débarquait du bateau de croisière Louis-Jolliet dimanche matin au terme de la parade des grands voiliers. «Sur le fleuve, c'était merveilleux!» s'exclame-t-il. 
Mais plus encore, il se réjouit de la popularité de l'événement auprès de la population locale comme des touristes depuis le début des festivités lancées mercredi dernier.
«C'est un succès total. Au delà-de mes espérances, lance-t-il, enthousiaste. Je savais que les gens de Québec étaient fascinés [par les voiliers], ils l'ont prouvé», ajoute le maire, en référence à la participation populaire tout au long des cinq jours de Rendez-vous 2017.
«On peut oublier 1984. Je pense que c'était bien à l'époque. Mais ce qu'on a vécu cette année n'a rien à voir», renchérit-il. 
Il se plait aussi à rappeler l'apport économique important d'un tel événement. «Il y a du monde en ville. Et il y a des gens avec beaucoup d'argent. C'est bon pour le commerce», soutient-il.
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Le pactole pour les commerçants
Rendez-vous 2017 a tenu ses promesses sur terre comme sur mer s'il faut se fier aux commerçants qui ont fait des affaires d'or pendant les cinq jours de l'événement.
Parlez-en à Manuelle Poirier de l'Épicerie des Canotiers, située en face de la place du même nom. «Samedi, on a manqué de crème glacée et de paninis, explique-t-elle, encore étonnée. On a servi trois ou quatre fois la quantité qu'on sert pendant une journée régulière. Il y a évidemment une capacité maximale de nourriture qu'on peut emmagasiner», ajoute-t-elle.
Dimanche, son conjoint et copropriétaire cherchait désespérément du pain, puisque le commerce n'avait pas reçu la livraison attendue la nuit précédente.
Au Café Soleil, rue Saint-Paul, le copropriétaire, Sébastien Camiré, va jusqu'à dire qu'il n'a jamais vu autant d'affluence depuis qu'il est en affaires dans le secteur. «Ça fait 22 ans que je suis ici et il y a des journées où on servait le double de clients qu'à l'habitude. Ça a même été meilleur que les Fêtes du 400e», affirme-t-il.
Au Café du Monde, au terminal de croisières, un employé en pause confie, à la blague, avoir travaillé quasiment jour et nuit. «Je pense qu'on a battu le record de l'été 2008.»
La situation semble avoir été la même pour tous les restaurateurs du Vieux-Port et plusieurs autres ailleurs en ville qui ne cessaient de retarder l'heure de fermeture des cuisines pour satisfaire la clientèle.
«Ça a permis de nous roder à la dure, mais ça va.» Jean Deschênes, copropriétaire de Louise Taverne et Bar à vin dans l'Hôtel Port-Royal, connaît des débuts inespérés. Après seulement deux semaines d'ouverture, l'établissement tout neuf à dû s'ajuster.
«Je m'attendais que ça soit plein, mais pas qu'il y ait autant de files d'attente, reconnaît l'homme d'affaires, qui en a pourtant vu d'autres depuis qu'il est dans le milieu de la restauration à Québec. Il a fallu demander du personnel en surplus pour le service. Au moins, on n'a pas manqué de nourriture en cuisine.» 
Le défi de cette jeune entreprise est maintenant de battre son record d'achalandage. «C'est notre meilleure semaine à vie», lance M. Deschênes à la blague. «Sérieusement, je ne sais pas si nous revivrons ça un jour», conclut-il.