Le ministre Sam Hamad dit souhaiter des discussions pour tenter de dénouer l'impasse entre la Ville de Québec et les deux municipalités défusionnées.

Régler les chicanes d'agglomération? «Pas évident», dit Hamad

Le ministre responsable de la région, Sam Hamad, semble avoir trouvé le terme pour qualifier la chicane dans l'agglomération de Québec : «Pas évident.»
Tellement pas évident, en fait, que le député de Louis-Hébert a utilisé la formule quatre fois de suite.
Questionné lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale à savoir s'il croit que les maires de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, celui de Saint-Augustin, Marcel Corriveau, et de Québec, Régis Labeaume, pourront s'entendre un jour, M. Hamad a répondu: «Bien, ce n'est pas évident, là, ce n'est pas évident. Il faut être réaliste, ce n'est pas évident. Je pense que... c'est pas évident», a-t-il laissé tomber avec le sourire.
Malgré tout, le ministre Hamad dit souhaiter des discussions pour tenter de dénouer l'impasse entre la Ville de Québec et les deux municipalités défusionnées.
Saint-Augustin et L'Ancienne-Lorette se disent «étouffées» financièrement par la quote-part à payer à l'agglomération qui est respectivement de 24 millions $ et de 15,1 millions $. M. Hamad appuie ainsi son collègue des Affaires municipales, Pierre Moreau, qui a annoncé mercredi vouloir amorcer un dialogue avec une rencontre entre les trois maires. 
Mais Régis Labeaume a déjà fermé la porte en partie. S'il ne refuse pas l'idée de «discuter», le maire de Québec n'a pas du tout le coeur à participer à un tel «sommet», qu'il a qualifié de «parade» mercredi.
«Il faut le regarder dans les bénéfices des deux, bien sûr, parce que c'est deux parties», a poursuivi le ministre Hamad jeudi. «Alors, il faut trouver une solution intelligente pour les deux parties. C'est un grand défi.»
Avec Jean-Marc Salvet