Le port du jeans ou du pantalon de camouflage n'ajoute rien au débat sur les régimes de retraite, dit la Ville de Québec.

Régimes de retraite: Québec «déçue» par ses employés protestataires

La Ville de Québec est «déçue» de voir les employés municipaux porter des jeans ou des pantalons de combat pour protester contre le projet de loi no 3 sur les régimes de retraite. L'administration Labeaume ne sévira toutefois pas contre les syndiqués qui participent à ce mouvement provincial.
«La Ville de Québec est déçue des moyens de pression. Ça n'ajoute rien au débat sur le projet de loi qui sera discuté à la fin du mois d'août», a commenté vendredi le porte-parole de la Ville, David O'Brien.
La Coalition pour une libre négociation, qui représente 65 000 syndiqués au Québec, a lancé cette nouvelle offensive syndicale jeudi soir.
Et le message avait visiblement passé. Vendredi matin, des policiers municipaux portaient le jean en service, a constaté Le Soleil. Un membre du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a confirmé que le moyen de visibilité avait bel et bien été adopté par les policiers. Il a aussi assuré que la qualité du travail n'en est pas affecté. Les agents pourront porter le jean ou encore le pantalon de camouflage jusqu'à nouvel ordre.
La Coalition s'oppose particulièrement au partage à 50-50 des déficits passés des régimes de retraite, principale mesure du projet de loi déposé par le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, le 12 juin. La pièce législative sera étudiée en commission parlementaire du 20 au 26 août.
Malgré sa «déception», la Ville n'entend pas sévir contre le mot d'ordre syndical. «On comprend que c'est un mouvement provincial», a poursuivi M. O'Brien en assurant que l'administration municipale n'est «pas dans une attitude de confrontation». «Il n'y aura pas de réprimandes.»
Autocollants non tolérés
L'administration municipale a toutefois moins de tolérance pour la campagne d'autocollants sur lesquels est inscrit «On n'a rien volé [nous]» lancée la semaine dernière. La Ville a exigé que soient enlevés tous les autocollants qui avaient notamment été apposés sur les camions de pompiers ou les voitures de police. «On ne tolère pas, on ne les accepte pas», a expliqué David O'Brien selon qui la Ville assimile ce type de geste à de «l'altération de l'équipement» et à une forme de «vandalisme». Avec la collaboration de David Rémillard