À l'heure actuelle, le bâtiment, situé au coin des rues Caron et Sainte-Hélène, est à moitié démoli. Aucune clôture n'empêche les intrusions dans l'édifice.

Reconversion en attente de l'ancien édifice Omer DeSerres

À l'abandon depuis quatre ans, l'édifice de l'ancien Omer DeSerres, dans le quartier Saint-Roch, disparaîtra du décor dans les prochains mois. Sa reconversion en immeuble à condos repose sur le Programme particulier d'urbanisme (PPU) du secteur que l'administration Labeaume devrait dévoiler d'ici deux mois. Entre temps, des travaux seront entrepris afin de rendre l'endroit plus sécuritaire.
Au bout du fil, le copropriétaire de GM Développement ne cache pas sa hâte de voir disparaître l'édifice qui ne cesse de se dégrader. «On va-tu finir par le développer ce coin-là? Ça fait 10 ans qu'on attend les modifications de zonage», glisse-t-il au sujet du sort de l'ancien magasin de matériel d'artiste. 
Soucieux d'être un «bon citoyen» corporatif et de «protéger Saint-Roch au maximum», Jean Campeau souligne avoir en quelque sorte les mains liées tant que la Ville ne dévoilera pas son plan d'aménagement pour le centre-ville. Si tout va comme prévu, le PPU devrait être connu dans le courant de l'été. M. Campeau mise sur «la fin juin début juillet», ce qui permettrait alors d'enclencher les travaux de restauration de l'immeuble.
La Ville lançait d'ailleurs mercredi soir la première de ses deux assemblées publiques de consultations. GM Développement devait y déposer un mémoire (voir autre texte).
Le zonage actuel permet la construction d'un immeuble de 13 mètres de hauteur, ce qui est loin des 24 m (sept étages) souhaités par le promoteur. «On n'est rien capable de faire avec un zonage de 13 m», mentionne M. Campeau, qui demeure néanmoins confiant de «s'entendre avec la Ville» pour un gabarit mitoyen.
L'immeuble à venir, dont le coût de construction est évalué entre 6 et 7 millions $, devrait compter environ 45 appartements locatifs. «On a une volonté ferme de construire de l'habitation dans Saint-Roch. C'est un secteur qui en manque cruellement», mentionne M. Campeau.
À l'heure actuelle, le bâtiment, situé au coin des rues Caron et Sainte-Hélène, est à moitié démoli. Aucune clôture n'empêche les intrusions dans l'édifice. Il y a deux semaines, une partie du revêtement de briques s'est écroulée. GM Développement est en attente d'un permis de la Ville pour la mise en place d'un mur du côté nord, le placardage des ouvertures, l'enlèvement des débris et l'installation de gazon temporaire.
Le promoteur ne veut pas démolir immédiatement le bâtiment puisqu'il en compte en préserver la structure de béton. «On ne veut pas faire de mauvais move. La structure est encore bonne».

PPU Saint-Roch Sud: plus de hauteur et de verdure dans la deuxième mouture

Plus de hauteur, mais plus de verdure pour Saint-Roch : les consultations sur les plans de la Ville de Québec pour le secteur sud de ce quartier de la basse-ville ont été lancées jeudi après une première série d'auditions en septembre. 
Ces audiences avaient permis d'apporter une quarantaine de modifications au projet de Programme particulier d'urbanisme (PPU). Ce vaste plan d'aménagement touche le territoire bordé à l'ouest par le boulevard Langelier, au sud par la falaise, à l'est par l'autoroute Dufferin-Morency et au nord par la rivière Saint-Charles. Une douzaine de groupes ou citoyens étaient inscrits pour la première période d'auditions mercredi soir et le même nombre jeudi matin. Les consultations sur l'avant-projet avaient notamment permis d'apprendre que le promoteur Kevlar souhaitait développer le stationnement Dorchester bordé par les rues Dorchester, Saint-Vallier Est, Caron et Sainte-Hélène. 
Le projet comprend une place publique, trois édifices, des stationnements souterrains et des commerces. La Ville prévoit une hauteur de 25 mètres soit un maximum de huit étages pour ces édifices. 
Le groupe GM Développement a aussi un projet dans ce secteur, soit à l'ancien Omer DeSerres. 
Lors des consultations de septembre, ce promoteur plaidait pour davantage d'immeubles en hauteur (10 ou 11 étages) le long du boulevard Charest et près de l'autoroute Dufferin-Montmorency où il aimerait construire des tours. Mais la Ville de Québec prévoit aménager un parc sous les bretelles d'autoroute.  Valérie Gaudreau