«Nous croyons toujours que le procès est notre meilleure chance d'obtenir justice et réparation», indique la conseillère France Hamel (au centre), qui évalue à 60 millions $ le montant versé en trop par sa Ville.

Quote-part d'agglomération: Saint-Augustin laisse sa poursuite en plan

Saint-Augustin-de-Desmaures laissera en plan sa poursuite contre la Ville de Québec concernant le partage de la quote-part d'agglomération pour laisser la voie libre à la poursuite de même nature menée par L'Ancienne-Lorette.
Les conseillers issus de l'ancienne administration du maire Marcel Corriveau, qui sont toujours majoritaires au conseil, en ont fait l'annonce en conférence de presse mardi. Ils ont en même temps annoncé qu'ils s'opposeraient à la proposition du maire Sylvain Juneau de confier à la firme Quotient le mandat en juricomptabilité dans cette cause.
«Ce n'était pas notre premier choix», a affirmé le conseiller Louis Potvin. «La firme Deloitte, qui représente aussi L'Ancienne-Lorette, s'est retirée de notre dossier récemment, conséquence directe de l'acharnement du maire Juneau à ternir sa réputation», ajoute sa collègue France Hamel.
Retarder le procès
Les conseillers majoritaires accusent le maire Juneau, qui avait déjà signé une entente de principe avec Québec pour mettre fin au litige, de vouloir retarder le procès en engageant une nouvelle firme de juricomptabilité qui devra reprendre les travaux de zéro.
Ils proposeront donc mardi soir une résolution visant à laisser le dossier de L'Ancienne-Lorette se poursuivre à titre de «cause type». La poursuite de Saint-Augustin sera alors mise en attente pour être relancée au moment jugé opportun.
«Nous croyons toujours que le procès est notre meilleure chance d'obtenir justice et réparation», indique Mme Hamel, qui évalue à 60 millions $ le montant versé en trop par sa Ville.
Saint-Augustin-de-Desmaures mandatera également son procureur pour la représenter dans la préparation de la cause de L'Ancienne-Lorette et lors de l'audition du procès ainsi que pour faire le suivi auprès du conseil.
«Le désavantage, c'est que ça retardera l'issue de la cause pour Saint-Augustin. Par contre, comme on connaîtra l'issue de la cause type quand nous relancerons la nôtre, nous aurons une meilleure idée de ce que nous pourrons récupérer», conclut M. Potvin.