Le chef de Québec21 Jean-François Gosselin
Le chef de Québec21 Jean-François Gosselin

Québec21 promet un gel de taxes

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Québec21 s’engage à geler les taxes en 2022 et 2023 si le parti prend le pouvoir à l’élection de l’automne 2021. Une promesse électorale hâtive qui survient au moment où les élus municipaux étudient le budget 2021 de l’administration Labeaume.

Le chef de l’opposition officielle, Jean-François Gosselin, a fait l’annonce d’un gel de taxes résidentiel et commercial mardi pendant un plénier sur la présentation du budget 2021.

«L’idée est tellement appréciée qu’il faut la prolonger, a déclaré M. Gosselin, par voie de communiqué. Les citoyens de Québec ont fait beaucoup plus que leur part dans les dernières années. J’entends régulièrement que les taxes sont élevées à Québec et je crois qu’il faut lancer un message clair à la population afin qu’elle sache que nous ferons notre bout de chemin. C’est le genre de sacrifice que mon administration fera pour soulager les contribuables, alors que nous subirons possiblement encore les contrecoups de la pandémie.»

De son côté, le maire répétait lundi que la hausse cumulative des taxes résidentielles de la Ville de Québec entre 2008 et 2021 est de 18,7 %. Pour les grandes villes québécoises (excluant Québec), cette même moyenne était de 32,2 %, soit 72,2 % supérieure à celle de la ville. La hausse cumulative est de 30,5% au chapitre des taxes non résidentielles pendant la même période alors qu’elle est de  32,5 % pour les autres grandes villes, expliquait Régis Labeaume.

Manque de rigueur

M. Gosselin s’appuie sur un document produit en mai 2013 par l’administration Labeaume pour décrier le manque de rigueur du maire. On y indique que le montant de la dette nette devait alors atteindre 1, 43 milliards$ en 2021. «Or, les prévisions annoncées hier par le maire de Québec portent plutôt le montant à 1,55 milliard$, soit une différence négative de 118 millions$», reproche-t-il.

Pendant la présentation du budget, l’administration a expliqué que la Ville a emprunté plus pour profiter des bas taux d’intérêt. De plus, le service de la dette nette annuelle représente 14,0 % des dépenses de fonctionnement, en baisse de 5,2 M$ (-2,3 %) par rapport au précédent budget.