Le chef de Québec21, Jean-François Gosselin

Québec21 présente sept candidats

Québec21, le parti politique dirigé par Jean-François Gosselin, a présenté sept candidats mardi. Parmi eux, la femme d'affaires Nancy Piuze qui agira comme colistière dans le district électoral de Sainte-Thérèse-de-Lisieux à Beauport.
«Bien que nos profils soient différents, on partage tous les mêmes valeurs de travail d'équipe et de respect. Nous partageons aussi tous la même passion pour notre belle ville de Québec et nous croyons qu'après dix ans de règne du couple Labeaume-Guérette, c'est le temps pour un changement», a déclaré M. Gosselin avant de présenter ses candidats.
Le chef et candidat à la mairie a d'abord dévoilé ce qu'ils font dans la vie pour ensuite les nommer. Il y a donc :
-la femme d'affaires et ex-adéquiste Nancy Piuze (Sainte-Thérèse-de-Lisieux)
-la professeure d'anglais langue seconde au cégep Garneau Denise Peter (Maizerets-Lairet)
-l'ex-directeur d'école et membre du conseil de quartier de Courville Steven Melançon (de la Chute- Montmorency-Seigneuriale )
-la triathlète et mère de quatre enfants Bianca Dussault (Val-Bélair)
-le journaliste retraité du Beauport Express Michel Bédard (Robert-Giffard)
-l'entrepreneur et ex-animateur de radio Sébastien Noël (Lac-Saint-Charles-Saint-Émile)
-l'ingénieur civil Gilles Côté (Louis-XIV).
Ils s'ajoutent aux candidats annoncés Frédéric Têtu (Loretteville-Les Châtels) et François Thériault (Neufchâtel-Lebourgneuf).
M. Gosselin a demandé à ses candidats d'aller rencontrer les citoyens sur le terrain et leur a donné un «devoir», soit établir trois priorités pour chacun des districts.
Fait à noter, Québec21 n'a présenté qu'une seule candidate des quartiers centraux jusqu'à présent. Le nouveau parti politique a toutefois fait le plein dans Beauport et La Haute-Saint-Charles, que M. Gosselin refuse de présenter comme des banlieues. Il est en effet irrité que le maire actuel accole cette étiquette à Beauport, Charlesbourg et Val-Bélair par exemple. «Ce ne sont plus des banlieues. On est annexés à la Ville de Québec, s'il était pas encore au courant...» a-t-il critiqué.
Québec21 prévoit présenter à l'automne les 12 candidats qui manquent pour couvrir l'ensemble du territoire, un objectif réaliste tout comme sa plateforme électorale.
Déjà, M. Gosselin y va de trois créneaux : «On est contre le SRB (service rapide par bus), c'est clair. On est pour le troisième lien, on est rendus à deux. On est contre la hausse de taxes, nous on veut s'attaquer à la colonne des dépenses.» Cela malgré le gel des taxes déjà annoncé.
M. Gosselin a chaudement remercié sa colistière, Nancy Piuze, qui lui cédera le siège qu'elle convoite dans Sainte-Thérèse-de-Lisieux si elle est élue et pas lui. La femme d'affaires, qui a travaillé chez IZBA Spa avec sa soeur Michèle, ex-conjointe du hockeyeur Patrick Roy, oeuvre maintenant dans l'entreprise de son conjoint, Nettoyeur Éclair, à Beauport.
«J'avais comme une insatisfaction avec ce qu'on avait présentement à l'hôtel de ville de Québec. Je vous cache pas que j'ai voté pour le maire Labeaume dans le temps, mais là, à quelque part, je me sentais plus connectée avec eux», a-t-elle expliqué, disant avoir besoin de «quelque chose de plus». C'est la personnalité de M. Gosselin, qu'elle a côtoyé à l'Action démocratique du Québec (ADQ) alors qu'il était candidat et député, qui l'a incitée à faire le saut en politique.
Jean-François Gosselin était fier de présenter mardi trois femmes et deux candidats issus de l'immigration, mais il assure qu'il ne fera pas de discrimination positive. «On ne cherche pas à atteindre la parité. S'il y a plus de femmes, tant mieux. On y va vraiment avec la compétence», a-t-il commenté.
Équipe Labeaume a fait de la parité un objectif et une réalité tandis que Démocratie Québec, avec Anne Guérette à sa tête, vise un ratio de 40 % de femmes.