La Ville souhaite également créer des licences pour les chats, qui ne seront pas obligatoires, mais qui permettront de retrouver plus rapidement son animal s'il s'égare.

Québec suggère au lieu d'imposer la stérilisation des chats et le micropuçage

Bien qu'elle cherche à diminuer le nombre de chats errants sur son territoire, la Ville de Québec sort la carotte plutôt que le bâton. Elle n'obligera pas les propriétaires à faire stériliser ou micropucer leur chat, mais elle les y incitera fortement.
C'est ce qui ressort de l'appel d'offres publié lundi par la Ville, qui est à la recherche d'un nouveau partenaire pour gérer les animaux domestiques sur son territoire. Ainsi, on souligne que l'entreprise choisie devra tenir au moins six journées de micropuçage et de stérilisation des minous au printemps, en plus de publier un guide sur les responsabilités qui viennent avec l'adoption d'un animal. 
La Ville souhaite également créer des licences pour les chats, qui ne seront pas obligatoires, mais qui permettront de retrouver plus rapidement son animal s'il s'égare. 
La Ville de Québec souhaite également créer un enclos public et un refuge, d'une capacité d'au moins 200 places, où seront acheminés tous les animaux perdus ou errants. Patrick Voyer, conseiller responsable du dossier, souhaitait construire un centre animalier complet sur les terrains de l'ancien zoo de Charlesbourg. Il n'a pas été possible de s'entretenir avec lui lundi pour savoir si ce projet était toujours dans les cartons. David O'Brien, porte-parole de la Ville, a pour sa part refusé d'en dire plus sur l'appel d'offres, question de ne pas intervenir dans le processus.
Vendre plus de médailles
La Ville a également l'intention de faire appliquer plus fermement son règlement de licence pour les chiens, en instaurant un incitatif financier pour la vente de médailles. Ainsi, l'entreprise choisie pourrait recevoir de 1 $ à 1,50 $ par médaille vendue, tout dépendant du nombre de propriétaires de chiens qu'elle réussit à rejoindre. À l'heure actuelle, moins de la moitié des chiens à Québec ont une licence, qui est pourtant obligatoire.
Le futur gestionnaire conservera les recettes des adoptions d'animaux, mais devra remettre les recettes des licences de chiens et de chats à la Ville de Québec.
L'appel d'offres stipule que le fournisseur et ses sous-traitants doivent avoir déjà effectué des services de nature similaire au cours des cinq dernières années. Le contrat sera d'une durée de trois ans, renouvelable pour deux autres années. Les entreprises ou organismes intéressés ont jusqu'au 31 août pour se manifester. 
Denys Pelletier, dg de la Société protectrice des animaux (SPA) de Québec, n'était pas en mesure de dire lundi si l'organisme sans but lucratif allait soumissionner. «On n'a pas eu le temps de regarder ça encore comme il faut», a-t-il indiqué. La SPA a géré la population animalière de Québec ces cinq dernières années. Parce qu'elle était débordée, elle a mis fin à son entente avec la Ville en février dernier. Elle a toutefois continué d'agir comme refuge pour toutes les municipalités de la couronne nord de Québec, de Saint-Augustin à Sainte-Anne-de-Beaupré. 
En urgence, la Ville de Québec a alors conclu une entente intermunicipale avec la Ville de Lévis, confiant ainsi sa population animale à Contrôle d'animaux domestiques (CAD), le sous-traitant lévisien. Il n'a pas été possible de s'entretenir lundi avec Pierre Côté, propriétaire de CAD.