Déjà au début de l'été, l'Office du tourisme de Québec enregistrait une hausse d'achalandage marquée par rapport à la même période l'année dernière. 

Québec se dirige vers son meilleur été touristique depuis le 400e

Si la tendance se maintient, la région de Québec pourrait enregistrer sa meilleure performance touristique depuis les célébrations du 400e anniversaire de la Ville en 2008.
Au bout du fil, le ton enjoué du directeur de l'Office du tourisme de Québec témoigne des autres excellents résultats obtenus en juin. «Quand on regarde l'indice global d'achalandage, on va sûrement faire mieux que l'an passé», lance André Roy. C'est un euphémisme, doit-on ajouter.
Pour juin, cet indice global ou composite, incluant le taux d'occupation hôtelière et la fréquentation des restaurants, des boutiques et des sites et attraits, a connu une hausse de 7,5 % par rapport à 2015. Pour les six premiers mois de l'année, la hausse est de 6,5 %.
De tous les indices, c'est la fréquentation dans les restaurants qui a connu l'augmentation la plus forte avec 9,3 %. Le taux d'occupation hôtelière, mesure prisée pour jauger la performance touristique, est en hausse de 7 %.
Ce que plusieurs avaient prédit est en voie de se réaliser : non seulement la faiblesse du dollar canadien encourage la venue de touristes américains, mais les Québécois ont décidé de visiter la province avec Québec en tête de lice. «Ça confirme un peu tout ce qu'on avait dit depuis quelques mois. Ça correspond aussi à un sondage du CAA dans lequel les Québécois affirmaient que la région de Québec était la première destination cette année», rappelle M. Roy.
«Nous avons investi 60 % de notre budget de promotion aux États-Unis. Il faut que ça rapporte, ajoute-t-il. Les gens sont à un clique d'aller partout dans le monde. On a beau être bon, il faut se demander qu'est-ce qui fait qu'un Français ou un Américain vient chez nous plutôt que d'aller à Dubaï ou à Londres.»
À ce sujet, le taux de change favorable n'explique pas tout. Le directeur soutient que l'offre événementielle variée et étalée tout au cours de l'été est un atout majeur.
«Par exemple, on a la chance d'avoir la présentation du Festival d'été juste avant les vacances de la construction, ça aide. Viennent ensuite d'autres activités populaires comme les Fêtes de la Nouvelle-France et le Festibière», donne-t-il en exemple.
Le succès de la région, qui comprend les MRC de Portneuf, de la Jacques-Cartier, de la Côte-de-Beaupré et de l'île d'Orléans, repose aussi sur l'ajout de nouveaux attraits, peu importe la renommée déjà établie. «Certes, les gens ne se tannent pas de marcher dans le Vieux-Québec et la qualité de notre restauration est hors-norme, mais il faut continuer de travailler sur le développement de notre offre. Les gens recherchent constamment la nouveauté. Cette année, on a la chance de profiter de l'ouverture du Musée national des beaux-arts», illustre-t-il.
Les chiffres de juin confirment donc la tendance amorcée en début d'année. Un baume, considérant que 2015 avait enregistré une faible hausse de son indice global de 0,8 % par rapport à 2014. 
Un indice comparatif tiré à partir de données fournies par les chaînes hôtelières laisse sans partage à Québec la première place pour la hausse du nombre de chambres vendues de janvier à mai. Ainsi, Québec a connu une augmentation de 5,6 % de son nombre de chambres vendues, tandis qu'elle est de 1,8 % à Montréal et de 1,1 % en moyenne dans les grandes villes canadiennes. Cette hausse est de 2,1 % pour l'ensemble du Québec.
«Si la tendance se maintient, on pourrait enregistrer notre meilleure performance depuis 2008. Du moins, on le souhaite. Il ne faut quand même pas s'attendre à des hausses aussi élevées en juillet et en août, qui sont déjà les deux mois les plus achalandés de l'année», conclut M. Roy.