L'hôtel de glace, version 2012

Québec planche sur le tourisme hivernal

Québec veut plus que jamais miser sur le tourisme hivernal. La Ville planche actuellement sur un «concept global» qui fera la part belle à l'Hôtel de glace.
«On a des plans pour le tourisme d'hiver et, inévitablement, les plans doivent inclure l'Hôtel de glace parce que c'est unique», a lancé le maire Régis Labeaume en visite mardi à l'Hôtel de glace sur le site de l'ancien zoo de Charlesbourg.
«On est en train de penser à un concept global du tourisme d'hiver pour arriver avec une offre touristique importante, sur plusieurs semaines», a poursuivi le maire sans toutefois en dire plus. «Le temps venu, on vous en parlera.»
Une chose est certaine, l'époque où chaque organisation développait ses orientations et sa programmation en vase clos est révolue, assure Régis Labeaume.
L'Hôtel de glace, le Carnaval ou encore l'activité du temps des Fêtes QuébecAdabra! travaillent tous ensemble, dit-il. «On essaye de voir tout ça, on parle à tout le monde pour avoir quelque chose de global. Actuellement, c'est le fun parce que personne ne travaille en silo. Ils ont compris que c'est gagnant de travailler ensemble.»
Il faut dire que valoriser la saison froide est dans la mire de l'Office du tourisme. Pour l'organisation, faire de Québec la «capitale mondiale de l'hiver» fait partie des cinq chantiers majeurs qu'elle entreprendra d'ici 2020, confirmait le directeur général Gabriel Savard, dans un dossier que Le Soleil a consacré à la nordicité dans la capitale en janvier.
L'an dernier, un rapport piloté par le président de Juste pour rire, Gilbert Rozon, pour le compte du ministère du Tourisme, concluait aussi que les deux axes à développer pour vendre Québec aux touristes étaient le fleuve et l'hiver, a rappelé Régis Labeaume hier.
«Pour le fleuve, on a la Transat cet été, on veut aussi accélérer l'utilisation du fleuve, les Grands Voiliers s'en viennent [en 2017]. On s'en tient au plan.»
Quant à l'axe hivernal, il passe par la mise en valeur, mais aussi l'acceptation de notre nordicité, croit le maire. «On est une ville scandinave, moi, je vois ça comme ça. Il faut accepter l'hiver et faire avec notre état nordique. Faire avec ça veut dire bâtir des choses en fonction de ça. Mais c'est l'oeuf ou la poule, pour l'accepter il faut aussi suffisamment d'activités.»
Des activités, précise Régis Labeaume, qui doivent attirer les touristes, mais aussi la population locale. «On regarde la relâche, les parents se cherchent des activités, des nouveaux lieux de rendez-vous. Les gens veulent de nouvelles attractions.»
Mardi, Régis Labeaume a d'ailleurs profité de la semaine de relâche pour prendre un bain de foule à l'Hôtel de glace. L'occasion de montrer son habileté à l'épreuve tirs au but au hockey. Quelques mètres plus loin, l'épreuve du jeu de poche en glace s'est toutefois avérée un peu moins concluante, le maire ayant réussi à faire entrer une seule poche malgré 12 énergiques tentatives.
2012 sourit à l'Hôtel de Glace
Après une première saison plus difficile sur son nouveau terrain de Charlesbourg l'an dernier, l'Hôtel de Glace se dirige vers un bilan positif pour l'hiver 2012.
«On devrait finir l'hiver avec un taux d'occupation entre 86 et 90 %, c'est phénoménal», s'est réjoui mardi le président-directeur général de l'Hôtel de Glace, Jacques Desbois. Ces chiffres confirment que déménager l'éphémère attraction à Québec a été une bonne idée, dit-il.
L'Hôtel, ouvert depuis le 6 janvier et jusqu'au 25 mars, a quitté l'an dernier la Station touristique Duchesnay pour s'établir sur les terrains de l'ancien zoo de Charlesbourg. Après un hiver 2011 marqué par une baisse de 18 % des nuitées, passées de 3900 à 3100, l'Hôtel a jusqu'à maintenant accueilli près de4800 personnes pour le dodo, selon M. Desbois.
Ce dernier se réjouit aussi de la popularité des visites de jour, des activités de la semaine de relâche et du nightlife. «Le bar est plus achalandé les vendredis et samedis soir qu'il ne l'était à Duchesnay», dit-il. «Il faut s'assurer que toutes les expériences cohabitent bien, poursuit le directeur de l'Hôtel de Glace. Ça a fait partie des apprentissages après la première année et la formule fonctionne très bien.»