Québec paralysée par 10 cm de neige: Shoiry n'en revient pas

Paul Shoiry se demande ce qui a bien pu arriver pour que Québec soit aussi paralysée par seulement 10 cm de neige. Surtout dans les côtes qui ont dû être fermées à la circulation. «Québec est une ville de côtes. Et quand t'échappes tes côtes, t'es fait», a lancé le chef de l'opposition à l'hôtel de ville.
<p>«Il y a eu un problème. Je ne peux pas croire. Pas une côte n'était praticable», a dénoncé Paul Shoiry.</p>
«On ne peut pas se permettre de vivre des situations comme ça dans une ville comme Québec. C'est dangereux pour les piétons et les automobilistes. Les gens sont arrivés en retard», a énuméré M. Shoiry.
L'élu de Démocratie Québec s'explique mal ce qui a pu causer une telle commotion sur les routes alors qu'il n'est tombé que 10 cm de neige en matinée.  «Il y a eu un problème. Je ne peux pas croire. Pas une côte n'était praticable», a dénoncé M. Shoiry en prenant pour exemple son propre cas. «Il tombait 2 cm à l'heure. Entre 5h et 7 h. Ce n'était que quatre centimètres. Et quand je suis parti à 8h30, ce n'était pas déneigé», a-t-il relaté au Soleil.
«Québec est une ville nordique. On est supposé être les champions du déneigement.»
La Ville surprise
À la Ville de Québec, on explique la situation par le caractère inattendu de cette tempête et des forts vents qui ont accompagné les quelques centimètres de neige annoncés. Faux, réplique Paul Shoiry. À ses yeux, la situation n'avait rien d'exceptionnel pour justifier que la Ville soit prise de court à ce point. «Chaque fois qu'il neige, on me dit qu'on n'a jamais vu ça. Si on sert la même cassette d'excuses chaque fois, on est aussi bien de dire au monde que dès qu'il neige, ne sortez pas», a ironisé M. Shoiry.
Au point où il se demande si toutes les équipes de déneigement étaient vraiment à l'oeuvre. «Est-ce qu'ils sont sortis en retard? Est-ce que quelqu'un a dormi au gaz? Est-ce que les gens se sont vraiment levés pour déneiger?» a demandé M. Shoiry. Le chef de l'opposition à l'hôtel de Ville interpelle directement le maire de Québec Régis Labeaume.
«Il doit être en train de poser des questions à l'interne sur ce qui s'est passé ce matin», a dit M. Shoiry. «Il y a quelque chose quelque part qui bogue. Si les procédures sont mal adaptées en 2014, changeons de procédures.»