Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair.

Québec idéale pour des JO, selon Thomas Mulcair

À l'exception notable de l'absence d'une montagne de descente de ski alpin, la capitale a tout ce qu'il faut pour accueillir les Jeux olympiques, plaide le chef de l'opposition officielle à Ottawa, Thomas Mulcair.
«J'ai toujours pensé que si on réglait le fameux problème d'une place pour faire la descente en ski alpin, que tout était là. Tout est là!» a lancé le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, de passage dimanche à Québec lors du Carnaval.
«Si on résout ce problème-là... Écoutez, croyez-le ou non, le Québec a de la neige! Il ne fait pas 16 degrés en février à Québec. On pourrait faire des Olympiques d'hiver dignes de ce nom», a renchéri le chef de l'opposition à la Chambre des communes, qui se décrit comme un «grand fan» des Jeux olympiques.
La capitale aurait tout intérêt selon lui à explorer les possibilités environnantes avant d'abandonner le rêve olympique. «À Sotchi, on est assez loin de certaines activités. À Whistler, on était assez loin de la ville de Vancouver. Est-ce qu'il y a la possibilité à une distance raisonnable de Québec pour voir une montagne avec une descente en ski alpin?»
Le leader néodémocrate ne semblait pas inquiété par la démesure financière des Russes, la facture des Jeux ayant frôlé 51 milliards $. «Soyons sérieux, ça a coûté deux milliards au total pour la Colombie-Britannique», soutient Thomas Mulcair, pour qui la sobriété des Jeux de Lillehammer est une meilleure référence.
«La capitale oubliée»
Au-delà des JO, le chef du NPD était surtout dans la capitale pour rappeler le bilan de ses députés et dénoncer l'inaction du gouvernement conservateur dans la région. «La capitale est oubliée par les conservateurs», a soutenu Thomas Mulcair.
Le pont de Québec en est un exemple probant, selon lui. «Ça fait des décennies que les gens se renvoient la balle. C'était censé être réglé. Et plutôt que d'aller de l'avant, les conservateurs trouvent rien de mieux que d'aller devant les tribunaux et dépenser 500 000 $ en honoraires d'avocats», avance-t-il. «C'est encore plus important de peinturer le pont et le sauver!»
Thomas Mulcair a aussi pris à partie l'ancienne ministre conservatrice de la région de Québec devenue sénatrice, Josée Verner. «Aussitôt battue, rejetée par les électeurs, Josée Verner a réussi à se faire nommer au Sénat, où elle va gagner 4,5 millions $ d'ici à sa retraite à l'âge de 75 ans», a rappelé le député d'Outremont. «Ce sont des privilèges qui n'existent pour absolument personne. La question se pose : à quoi sert le Sénat?»
Le meneur de l'opposition a finalement eu un mot contre l'entreprise Arrimage Québec, impliquée dans les épisodes de poussière rouge à Limoilou et critiquée pour la construction de silos blancs au port. «On voit qu'il y a des compagnies qui ont des passe-droits en ce qui concerne le port de Québec», a évoqué Thomas Mulcair. «Arrimage Québec est très branchée sur le gouvernement conservateur. Ça, ça a été démontré par les dons politiques», a conclu le politicien.