«Dénouement heureux, tout est réglé. Hydro-Québec a accepté notre proposition de changer les heures», a indiqué Régis Labeaume vendredi.

Québec évite le «joyeux bordel» d'Hydro

Le maire Régis Labeaume a annoncé peu avant midi vendredi qu'Hydro-Québec avait accepté les propositions de la Ville de Québec et que le «joyeux bordel» prévu la semaine prochaine en raison de travaux de la société d'État sur les autoroutes Félix-Leclerc, Henri-IV et Duplessis serait donc évité.
C'est les deux pouces en l'air que le maire s'est dirigé vers les médias après avoir conclu une longue conversation téléphonique avec le président d'Hydro-Québec, Éric Martel, et le ministre des Transports, Laurent Lessard, en marge du Grand prix cycliste de Québec. Il venait de régler le dossier des travaux d'installation de spirales anti-accumulation sur des segments de lignes à haute tension situés au-dessus des routes. 
«Dénouement heureux, tout est réglé. Hydro-Québec a accepté notre proposition de changer les heures : les entraves seront en place à partir de 20h le soir plutôt que 18h et les travailleurs devront avoir quitté pour 5h du matin plutôt que pour 6h.  Les deux jours de la fin de semaine, les travaux auront lieu entre 18h et 5h», a expliqué M. Labeaume en point de presse.
«Ça a été un peu dur pour eux autres hier [jeudi] soir, mais je voudrais remercier le président Martel et le ministre des Transports, Laurent Lessard, qui m'a appelé constamment pour savoir si tout était correct.» 
Toujours sept jours
Les travaux se dérouleront toujours sur une période de sept jours, soit du 11 au 18 septembre, mais la séquence en sera modifiée. L'opération sera lancée avec le chantier du boulevard de l'Ormière à 20h lundi soir.
«Nous avons aussi exigé qu'il y ait de la publicité et de l'information de la part du ministère des Transports pour que les gens sachent d'avance quand et où seront les entraves», a repris le maire, insistant sur le fait qu'il était important de mettre en place cette nouvelle technologie afin d'assurer la sécurité en période hivernale.
C'est un coup de téléphone du maire à Éric Martel jeudi soir qui aurait contribué au dénouement du dossier. «J'ai parlé avec le président hier et j'ai senti, dans la demi-heure qui a suivi l'appel, que ça bougeait à Hydro-Québec par en bas», a indiqué M. Labeaume.
Le maire ne pouvait expliquer pourquoi la société d'État n'avait pas envisagé plus tôt les problèmes de circulation qui pouvaient être causés par son premier scénario. «Les grosses organisations, c'est souvent comme ça... On pense moins aux individus. Mais moi, j'ai déjà été sur le conseil d'administration d'Hydro-Québec, alors j'ai une petite idée de comment ça s'est passé», a-t-il résumé.
Régis Labeaume a ajouté qu'il allait avoir prochainement d'autres discussions avec la direction régionale d'Hydro-Québec concernant la manière d'annoncer de telles opérations. «Nous allons nous parler pour mieux raccorder nos façons de faire», a ajouté celui qui avait été informé du calendrier et du scénario des travaux il y a une semaine seulement.
Augmenter la vitesse
Du côté d'Hydro-Québec, la porte-parole Hélène Fortin n'a pas pu clarifier exactement comment la société d'État s'y prendrait pour compenser cette baisse de 21h de la période de travaux toujours étalée sur une semaine.
«Nous sommes présentement en train d'ajuster le scénario de travail à ce que ça va représenter, mais nous sommes confiants. Nos gens sont en formation pour augmenter notre vitesse tout en ne faisant toutefois pas de compromis sur la sécurité», a-t-elle indiqué, refusant de dire si des travailleurs supplémentaires seraient ajoutés sur les chantiers ou si certaines opérations seraient reportées.
Elle n'a pas voulu s'avancer non plus à savoir pourquoi Hydro--Québec n'avait pas adopté dès le départ la formule retenue après discussion avec le maire. «Nous étions conscients qu'il y avait des impacts liés à ces travaux. C'est sûr qu'à la base, on avait un scénario où tout le monde était à l'aise. Cependant, dès qu'on nous donne le signal que ça ne fonctionne pas, on s'assoit. Nous sommes toujours en mode collaboration.»