Des visiteurs découvrent le Cyclorama de Jérusalem, à Sainte-Anne-de-Beaupré, mardi.

Québec évaluera si le Cyclorama a une valeur patrimoniale

Le gouvernement du Québec évaluera si l'immense toile du Cyclorama de Jérusalement à Saint-Anne-de-Beaupré a une valeur patrimoniale.
Le ministre de la Culture, Luc Fortin, a mandaté ses fonctionnaires afin qu'ils procèdent à cette analyse, a indiqué mercredi matin son attaché de presse, Karl Filion. Un représentant du ministère de Culture ainsi qu'un représentant du Centre de conservation du Québec doivent se rendre sur place dans les prochains jours.
Selon M. Filion, ils tenteront de répondre aux questions suivantes: «l'oeuvre du Cyclorama a-t-elle une valeur patrimoniale? Celle-ci est-elle nationale ou locale?» Si l'intérêt est national, il tombe sous la responsabilité du gouvernement du Québec tandis que s'il est local, ce sont les autorités municipales qui doivent s'en charger.
Le résultat de cette analyse sera connu d'ici quelques semaines. Rappelons que l'immense toile peinte en 1882 qu'abrite le Cyclorama de Jérusalem à Sainte-Anne-de-Beaupré depuis 1895 a été mise en vente au coût de 5 millions $. L'agent immobilier dans le dossier souhaite que la fresque religieuse soit mise aux prestigieuses enchères de Sotheby's de New York ou Londres. Les experts présument qu'elle quittera vraisemblablement le Québec puisque son éventuel acheteur proviendra de l'étranger.