Claude-Olivier Fagnant était coanimateur de Jérôme Landry à la station de radio Énergie avant d’être remercié en janvier.

Québec 21 recrute un ex-journaliste

Claude-Olivier Fagnant traverse la clôture pour se joindre à l’équipe de Jean-François Gosselin, chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville de Québec.

L’ex-journaliste et recherchiste était coanimateur de Jérôme Landry à la station de radio Énergie avant d’être remercié en janvier. M. Fagnant a lui-même annoncé lundi la nouvelle de son embauche sur sa page Facebook. 

«La radio a été une grande partie de ma vie et je veux remercier les auditeurs du Bas-St-Laurent, de la Montérégie et de la grande région de Québec qui m’ont suivi dans les 10 dernières années.»

Zoé Couture, responsable des communications pour Québec 21, mentionne que le nouveau venu comblera les besoins de la formation politique, principalement en matière de recherche. «On trouvait qu’il y avait un besoin supplémentaire à ce niveau», lance-t-elle. La nomination de M. Fagnant est effective depuis lundi. Il occupe son poste à temps complet.

Volée de bois vert

Cette embauche est annoncée seulement trois jours après une sortie publique assassine du fondateur du parti, Frédérick Têtu, contre Jean-François Gosselin. Il accuse ce dernier de s’être volontairement détourné du projet de ville au cœur du programme de Québec 21. En entrevue au FM93, vendredi, M. Têtu a jugé «décevante» la prestation politique de M. Gosselin.

Selon lui, le chef a fait un virage à 180 degrés en disant lors de la campagne électorale qu’il était «pour les arbres dans les rues», donne-t-il en exemple. Pourtant, un des principes fondateurs du parti était de contrer ce que M. Têtu appelle «la guérilla» contre l’automobile que mène l’administration Labeaume. «Il [M. Gosselin] a abandonné une vision pour faire du pièce à la pièce», lui reproche-t-il.

Frédérick Têtu avait démissionné dans la tourmente en juin 2017 quelques heures après avoir accordé une entrevue à la radio de CHOI où il semblait en état d’ébriété, blasphémait et tenait des propos durs et décousus.

Sa sortie de vendredi ne tient pas de la vengeance, soutient-il. M. Têtu insiste pour dire qu’il s’agit d’un constat lucide partagé par d’anciens membres du parti.