Le parti Québec 21 s'engage, s'il est élu en novembre, à créer un nouveau système de navettes à prix réduit. Pour 1 $, un usager pourrait garer son véhicule dans un stationnement incitatif le matin, puis monter dans un bus qui le conduirait rapidement à des endroits «stratégiques» de Québec.

Québec 21 propose des navettes du RTC à 1$

Le parti politique municipal Québec 21 veut lutter contre la perception qu'il est opposé au transport en commun. Il propose la mise sur pied de navettes du Réseau de transport de la Capitale (RTC) au coût unique de 1 $ par déplacement afin de relier les quartiers résidentiels aux grands pôles d'emplois et d'études.
«Je le dis depuis le début : ça prend deux réseaux performants, le réseau routier et le RTC. Nos adversaires nous peinturent dans le coin en disant qu'on est contre le transport en commun», se désole le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, qui a constaté le biais lors de son porte-à-porte.
En entrevue téléphonique au Soleil, le candidat à la mairie accepte donc de lever le voile sur une partie de son programme en la matière. 
Le parti Québec 21 s'engage, s'il est élu en novembre, à créer un nouveau système de navettes à prix réduit. Pour 1 $, un usager pourrait garer son véhicule dans un stationnement incitatif le matin, puis monter dans un bus qui le conduirait rapidement à des endroits «stratégiques» de la ville de Québec. Le service serait disponible dans l'autre sens en fin de journée. 
Les stationnements incitatifs seraient notamment situés au Centre Vidéotron, inoccupé les jours de semaine, à la pointe de Sainte-Foy, au nord de Charlesbourg et dans le secteur D'Estimauville. La colline parlementaire, les parcs industriels et le ministère du Revenu seraient desservis prioritairement. 
M. Gosselin précise que le type de véhicule serait adapté au trajet et à sa popularité. Minibus, autobus standards ou articulés, représentent pour lui de bonnes options. «Il faut que ça soit rapide, efficace, confortable, avec du wi-fi», insiste-t-il.
Économies 
Le chef de Québec 21 affirme que l'incitatif financier - 1 $ par passage au lieu de 3,50 $ en argent comptant - séduit les citoyens à qui le concept est soumis. «Le monde fait wow», dit-il. «Même les gens qui n'ont jamais pris le transport en commun de leur vie disent qu'ils vont y penser.»
Cela en raison des économies appréhendées, selon M. Gosselin. Il fait valoir que sa solution coûterait environ 40 $ par mois aux intéressés, comparativement à 87,50 $ pour un laissez-passer mensuel du RTC et à 140 $ pour un stationnement au centre-ville. 
Pour financer le manque à gagner anticipé au chapitre des revenus du RTC, conséquence de la chute de prix, Québec 21 entend facturer le gouvernement fédéral. Son chef lorgne notamment le Fonds pour l'infrastructure de transport en commun mis sur pied par le gouvernement Trudeau et doté d'une enveloppe de 20 milliards $ sur 10 ans. 
Mais comme son nom l'indique, ce fonds ne doit pas permettre de financer les opérations des sociétés de transport collectif, plutôt des investissements majeurs dans les infrastructures. Qu'à cela ne tienne, le candidat à la mairie croit possible de convaincre les députés locaux de modifier les critères du programme. «Si on a des représentations à faire, on va les faire. On va aller voir le ministre [Jean-Yves] Duclos, M. [Joël] Lightbound. Ils vont comprendre que c'est une bonne idée et ils auront des ajustements à faire», dit M. Gosselin.
Ce dernier conclut en disant que le transport en commun n'est «pas une religion» pour son équipe, mais «un service aux citoyens». Jean-François Gosselin veut «déplacer les gens du point A au point B» et réduire la congestion automobile. La construction d'un troisième lien routier entre Québec et Lévis fait aussi partie de son plan de transport.