Le chef de Québec21, Jean-François Gosselin

Québec 21 galvanisé par un sondage interne

Jean-François Gosselin aurait dépassé Anne Guérette dans les intentions de vote en vue des élections municipales de novembre. Les résultats d'un sondage interne commandé par Québec 21 galvanisent la jeune formation politique de M. Gosselin.
Le coup de sonde réalisé le 17 juillet dernier et dont Le Soleil a obtenu copie révèle que 43 % des répondants souhaitent du changement à l'hôtel de ville de Québec. Pour le poste de maire, ils choisiraient Régis Labeaume à 58 %, Jean-François Gosselin à 25 % et Anne Guérette à 17 %.
«Ça confirme ce qu'on voit sur le terrain. C'est même un peu plus élevé que ce qu'on espérait», commente M. Gosselin. Selon lui, ces chiffres préliminaires sont «encourageants», même s'«il reste encore un bon bout de chemin à faire» pour gagner la mairie. «On a le vent dans le dos, c'est certain. On verra jusqu'où ça nous mène», lance M. Gosselin, qui «n'a pas la tête aux vacances» et s'affaire plutôt avec son équipe à préparer le programme du parti et à cogner aux portes des électeurs cet été. 
Celui qui s'est lancé dans la course à la mairie il y a 3 mois considère qu'il a déjà réussi à faire «perdre des plumes» à Régis Labeaume. Le maire actuel jouit d'une grande popularité qui n'a presque jamais fléchi depuis 10 ans à Québec, ayant été élu avec 59 % des suffrages en 2007, 79,7 % en 2009 et 75 % en 2013. 
«Le son de cloche qu'on a des gens, c'est que Régis Labeaume a fait un bon travail par le passé, mais que là, son attitude passe plus. Son arrogance, sa suffisance, ça ne fonctionne pas», exprime David Chabot, directeur des communications pour Québec 21. 
Ce premier sondage interne permet au parti politique de se recentrer sur son principal adversaire, le maire Labeaume, au lieu de faire la lutte à Démocratie Québec et sa chef Anne Guérette, qui représente l'opposition officielle à l'hôtel de ville de Québec. «Pour être franc, Mme Guérette, on joue pas vraiment dans sa talle à elle. Ce sont ceux qui ont choisi Labeaume à qui il faut parler», évalue M. Chabot.
Même si 57 % des gens de Québec sont montrent heureux de la situation actuelle et ne souhaitent pas de changement à l'hôtel de ville, Québec 21 évalue qu'il a le temps de faire changer d'avis plusieurs citoyens d'ici les élections, le 5 novembre. «On va leur faire réaliser qu'ils ont une alternative. On a un déficit de notoriété et il y a des gens qu'on n'a pas encore atteint», évalue M. Chabot. 
Québec 21 a traversé sa première grosse tempête à la mi-juin, alors que le fondateur du parti, le professeur Frédérick Têtu, a quitté ses rangs après avoir donné une entrevue à la radio où ils tenaient des propos durs, décousus et ponctués de blasphèmes. Un mois plus tard, Québec 21 ne croit pas avoir été grandement affecté par cette controverse. «Selon nous, on a quand même assez bien géré la crise. Ça a recentré l'image beaucoup sur notre chef», évalue M. Chabot. 
Depuis le printemps, le parti a annoncé 10 des 21 candidats qu'il souhaite présenter comme conseillers municipaux. L'équipe n'est pas encore tout à fait complétée, mais M. Gosselin soutient que pour certaines candidatures, l'annonce se fera la veille du déclenchement des élections, le 22 septembre, afin de respecter le choix des futurs candidats. 
Le coup de sonde par appels automatisés a été réalisé par StratComTendance pour le compte de Québec 21. Plus de 1000 personnes ont répondu aux questions du sondage le 17 juillet dernier, selon les données transmises par Québec 21.