À 20 h, les bureaux de scrutin ont fermé leurs portes.

Quatre nouveaux députés feront leur entrée à l'Assemblée nationale

Les électeurs de quatre circonscriptions (Arthabaska, Saint-Jérôme, Verdun et Marie-Victorin) se sont donné un nouveau député pour les représenter à l'Assemblée nationale lundi.
À 20 h, les bureaux de scrutin ont fermé leurs portes. Le taux de participation, à 17 h, incluant le vote par anticipation, variait de seulement 19 pour cent dans Marie-Victorin à 33 pour cent dans Arthabaska.
Traditionnellement, le taux de participation, lors d'élections complémentaires, est plus faible que celui enregistré lors des élections générales.
Au moment du déclenchement des élections complémentaires, le 2 novembre, on comptait deux circonscriptions péquistes (Marie-Victorin et Saint-Jérôme), une libérale (Verdun) et une indépendante (Arthabaska), qui était auparavant dans le camp caquiste.
Ces quatre élections complémentaires, qui devraient coûter aux contribuables environ 2 millions $, avaient été rendues nécessaires par les départs de l'ex-chef péquiste Pierre Karl Péladeau, dans Saint-Jérôme, en mai, de l'ex-ministre devenu animateur de radio Bernard Drainville, dans Marie-Victorin, en juin, suivi de l'ex-ministre Jacques Daoust, dans Verdun, en août, et par le décès subit de Sylvie Roy, dans Arthabaska, à la fin juillet.
Les libéraux avaient bon espoir de conserver la forteresse de Verdun et n'ont pas ménagé leurs énergies au cours du dernier mois pour s'emparer d'Arthabaska.
Les péquistes, quant à eux, espéraient conserver Marie-Victorin et Saint-Jérôme, tandis que les caquistes ont tenté de reconquérir Saint-Jérôme et de garder Arthabaska.
Arthabaska, qui, dans le passé, a connu différentes couleurs politiques, était caquiste, avant que Sylvie Roy (avec une forte majorité de 6512 voix en 2014) choisisse de siéger comme indépendante à l'été 2015, après avoir choisi de rompre avec sa famille politique.
Les libéraux y présentaient Luc Dastous, qui était déjà candidat du PLQ en 2014.
Dans Saint-Jérôme, la CAQ misait sur un candidat issu du milieu, le maire de Saint-Hyppolyte, Bruno Laroche, tout comme le PQ, qui cherchait à faire élire Marc Bourcier, un conseiller municipal de Saint-Jérôme. Malgré son aura de candidat-vedette, Pierre Karl Péladeau n'avait pas eu une majorité insurmontable en 2014 (1962 voix).
Dans Marie-Victorin, sur la Rive-Sud de Montréal, pas moins de six candidats s'étaient fait la lutte pour obtenir l'investiture dans cette forteresse souverainiste. Le parti avait choisi Catherine Fournier, une jeune femme dans la vingtaine anciennement candidate du Bloc québécois. Bernard Drainville y avait obtenu une majorité de 3688 voix en 2014.
Dans Verdun, le PLQ présentait Isabelle Melançon, militante libérale de longue date, ancienne directrice des communications du parti, directrice des communications de la SODEC pendant des années et jusqu'à tout récemment directrice de cabinet de la ministre Hélène David. Jacques Daoust avait récolté une très confortable majorité de près de 9000 voix en 2014.
En soirée, le chef libéral Philippe Couillard prendra la parole dans Verdun, le chef péquiste Jean-François Lisée sera d'abord dans Marie-Victorin, puis dans Saint-Jérôme, et le chef caquiste François Legault sera présent à Victoriaville, dans la circonscription d'Arthabaska.