Le ministre Sébastien Proulx

Proulx content de la décision des Pères Maristes

Le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx est «content que les choses bougent» au Séminaire des Pères Maristes. «On est en route vers une rentrée plus apaisée», lance-t-il, soulagé.

M. Proulx nie avoir fait pression directement auprès de la direction ou du conseil d’administration de cette école privée de Sillery afin qu’elle change son fusil d’épaule et décide de ne pas réintégrer les six garçons soupçonnés d’avoir échangé des photos explicites de trois jeunes filles en septembre. Cette décision a été rendue publique lundi.

«Je me suis toujours gardé d’intervenir directement dans la décision du Séminaire parce que c’est une décision qui leur appartient et maintenant, c’est à eux de faire la communication nécessaire», a-t-il réagi en marge d’une annonce mardi. 

M. Proulx dit toutefois avoir fait «son travail» de ministre de l’Éducation, en demandant des comptes au Séminaire. La direction doit toujours fournir au ministère de l’Éducation son nouveau plan de lutte à l’intimidation et aux violences sexuelles d’ici le 20 août. 

Pas de mdèle unique

M. Proulx ne veut pas faire de généralisation sur ce cas particulier, à savoir si on doit au Québec privilégier l’expulsion d’une école d’un enfant ou d’un adolescent qui en agresse un autre. «Chaque situation est différente […] Vous ne pouvez pas statuer qu’il y a un modèle qui va faire l’affaire de tout le monde pour ces situations-là.» 

Le mouvement Québec contre les violences sexuelles, qui a démarré une pétition pour demander à ce que les six suspects ne soient pas réintégrés au Séminaire des Pères maristes, réclamait également une loi-cadre pour contrer les violences sexuelles au primaire et au secondaire. Une avenue que M. Proulx ne souhaite pas emprunter. «Je ne pense pas qu’avec les lois, on peut empêcher des situations comme celle-là.»

Le ministre de l’Éducation croit plutôt qu’il faut sensibiliser et faire de la pédagogie auprès des jeunes sur l’utilisation de la technologie. «Pour nous enfants, l’extension de la vie privée, ça veut pas dire la même chose. Ils n’en sont peut-être pas tous conscients.» Les adultes doivent quant à eux prendre très au sérieux ce type de situation. «Il va falloir travailler différemment.»

Notons que les six suspects dans cette affaire, âgés de 12 et 13 ans, ont été arrêtés le 2 mai dernier, mais l’enquête sur les faits allégués n’est pas terminée.