Une simple barrière de métal délimite l'espace réservé aux piétons sur la rue Saint-Jean, les soirs et la fin de semaine.

Protection réclamée pour les piétons sur Saint-Jean

Un citoyen de Québec se demande pourquoi la rue Saint-Jean n'est pas mieux gardée quand elle est réservée aux piétons. À l'ère des attaques terroristes perpétrées avec un véhicule routier, il s'étonne qu'une simple barrière métallique bloque l'accès aux automobiles les soirs et les fins de semaine.
Bertrand Morin habite le Vieux-Québec, l'observe, le marche. Il a constaté que des blocs de béton déguisés en pots de fleurs étaient utilisés pour fermer la Grande Allée lors du Festival d'été de Québec et d'autres grands événements. À la porte Saint-Louis, un camion du service de police de Québec est parfois garé pour bloquer les voies de circulation automobile.
Mais aux différentes entrées de l'emblématique rue Saint-Jean, il y a seulement une barrière de métal pour délimiter l'espace réservé aux piétons. C'est le cas tous les soirs de semaine ainsi que les fins de semaine et les jours fériés du début du mois de juin jusqu'à la fête du Travail.
Après Nice et Londres
Après les attentats de Nice et de Londres, M. Morin ne peut s'empêcher de penser au «carnage» que pourrait faire un camion ou une automobile fonçant dans la foule de marcheurs. D'autant que la côte de la Fabrique peut servir de «piste d'accélération». 
«Les week-ends, c'est noir de monde. Avec les événements malheureux des derniers temps, à Québec, s'il y a une cible de choix, c'est bien la rue Saint-Jean», fait remarquer M. Morin. 
Comme toujours, la police de Québec ne discute pas publiquement des choix spécifiques qu'elle fait en matière de sécurité et rappelle qu'il n'y a pas de «risque zéro». 
De façon générale, Pierre Poirier, porte-parole de la police de Québec, explique néanmoins que les mesures de protection de chaque rue achalandée sont déterminées en fonction de sa situation, des événements qui s'y tiennent et de ce qu'il appelle «la visibilité médiatique». 
Les blocs de béton, qui sont difficiles à placer et déplacer en plus de perturber la circulation, ne sont pas systématiquement requis, plaide le policier. Mal utilisés, ils peuvent augmenter plutôt que diminuer le sentiment d'insécurité, fait-il valoir. «On ne veut pas faire fuir les gens non plus...»
Les citoyens qui ont des préoccupations sécuritaires sont aussi invités à joindre la Ville de Québec, qui assurera un suivi.