Le conseiller indépendant du district Saint-Paul à L'Ancienne-Lorette, Gaétan Pageau, invite le ministre François Blais «à venir marcher dans les boisés lorettains». 

Prolongement de l'autoroute Félix-Leclerc: la résistance s'organise à L'Ancienne-Lorette

Le possible prolongement de l'autoroute Félix-Leclerc vers l'ouest évoqué la semaine dernière par le ministre François Blais fait réagir des citoyens de L'Ancienne-Lorette qui se mobilisent pour contrer un éventuel projet de construction.
Le ministre responsable de la Capitale-Nationale a expliqué que les travaux d'élargissement de l'autoroute Henri-IV permettraient toujours le prolongement éventuel de l'autoroute Félix-Leclerc jusqu'à l'autoroute 40. Il n'en fallait pas plus pour que la résistance prenne forme à L'Ancienne-Lorette. Plusieurs citoyens refusent de voir leur ville coupée en deux par une nouvelle voie majeure de circulation, faisant disparaître au passage les boisés lorettains.
«C'est complètement insensé», lance le conseiller indépendant du district Saint-Paul, Gaétan Pageau. Le sujet était à l'ordre du jour d'une rencontre citoyenne tenue mercredi, planifiée avant même la déclaration du ministre. Les paroles de M. Blais n'ont fait que gonfler le nombre de participants. Ils étaient plus de 250 à la réunion.
«Les citoyens du quartier ont fait part de leurs inquiétudes au cours de la dernière année», précise M. Pageau, faisant référence à une déclaration similaire du ministre Blais à l'automne 2016. Les craintes sont bien réelles d'autant plus que le ministère des Transports possède déjà les terrains où passerait un éventuel tracé.
Mais pour le conseiller Pageau, ce projet ne répond plus à la réalité de 2017. «Ça a été pensé dans les années 70. À cette époque, il y avait aussi un projet de prolongement de l'autoroute Duplessis. Ce projet-là aussi a été abandonné. Depuis, il y a eu le développement de quartiers résidentiels de chaque côté des boisés lorettains. On a permis aux gens de bâtir», explique le conseiller.
Comité citoyen
Selon lui, le prolongement d'une autoroute ou même d'un boulevard urbain ne réglera pas les problèmes de congestion dans l'axe est/ouest. «Ce n'est pas une solution magique. Je crois que les travaux d'élargissement d'Henri IV sont une partie de la réponse. Pour le reste, il faut penser à quelque chose de plus moderne au moment où on parle de mobilité durable et de transport en commun», ajoute M. Pageau.
Des 250 participants à la rencontre de mercredi, plus de la moitié ont accepté de former un comité citoyen pour dissuader l'actuel gouvernement ou tout autre qui lui succéderait d'aller de l'avant avec un prolongement. «J'invite personnellement le ministre Blais à venir marcher dans les boisés lorettains. Il va constater que ce n'est pas une question de «Pas dans ma cour», mais une question de logique», conclut le conseiller.