Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Le ministère de la Santé, celui de l’Environnement et Pêches et Océans Canada maintiennent leur avis défavorable envers le projet de terminal de conteneurs du port de Québec.
Le ministère de la Santé, celui de l’Environnement et Pêches et Océans Canada maintiennent leur avis défavorable envers le projet de terminal de conteneurs du port de Québec.

Projet Laurentia: trois ministères maintiennent un avis défavorable

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Article réservé aux abonnés
Le ministère de la Santé, celui de l’Environnement et Pêches et Océans Canada maintiennent leur avis défavorable envers le projet de terminal de conteneurs du port de Québec. C’est un autre revers pour l’administration portuaire qui avait bonifié ses mesures de mitigation pour convaincre du bien-fondé de son entreprise.

Les ministères émettent leur avis à la suite de nouvelles informations transmises par le port en avril. Ce dernier avait d’ailleurs annoncé publiquement avoir ajouté une quarantaine de mesures d’atténuation pendant la phase de construction et d’exploitation de son controversé projet de terminal de conteneurs de 775 millions $. À l’automne, l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC), qui compile et analyse les avis des divers ministères fédéraux et agences, avait sévèrement critiqué les «effets environnementaux négatifs importants».

Dans la version provisoire de ce rapport, l’Agence juge notamment que le futur quai à construire de 610 mètres empiétera «sur le poisson et son habitat». Aussi, que le terminal — d'une superficie totale de 31,7 hectares — affectera «la qualité de l’air et la santé humaine compte tenu de l’augmentation des émissions de particules dans l’air et de contaminants issues de la combustion de combustibles fossiles». 

L’accès réduit aux terres et aux ressources naturelles pour les Premières Nations ainsi que les limitations aux activités de pêche et de loisirs sont également cités dans la liste des effets négatifs.

En réponse à ces commentaires, Hugues Paris, directeur principal de Laurentia, avait dévoilé les grandes lignes des nouvelles mesures de mitigation contenues dans les documents finaux envoyés à l’AEIC.

Principalement, on y apprenait que les mesures d’atténuation se feraient sentir pendant la phase de construction comme celle d’exploitation. Elles touchent la qualité de l’air, la protection de l’écosystème marin, la circulation routière et ferroviaire et la protection de l’aire récréotouristique de la baie de Beauport. Ce sont tous des enjeux majeurs qui sont ressortis des consultations citoyennes faites au fil des derniers mois.

L’ensemble des mesures annoncées donnait même confiance au port de pouvoir faire du terminal un projet carboneutre dans ses phases de réalisation et d’exploitation, avançait M. Paris. 

Mais pour les ministères mentionnés ci-haut, rien n’y fait. Ils affirment que les nouvelles mesures de mitigation «ne changent pas ou au mieux ne changent pas de façon substantielle leur avis final».

Le port toujours confiant

«Le Port de Québec tient à rappeler que l’étape actuelle n’en est qu’une parmi d’autres à venir, a-t-on fait savoir lundi par voie de communiqué. Le Port demeure confiant que l’AÉIC saura intégrer et considérer l’ensemble des nouvelles informations scientifiques et bonifications techniques significatives apportées au projet dans son rapport final.» 

Le communiqué rappelle aussi que le «processus décisionnel qui suivra le travail de l’AÉIC tiendra compte d’un ensemble de données de nature économique et stratégique qui permettront de situer le projet dans son contexte le plus large et le plus complet qui soit», précisant que ce sont trois avis parmi la quinzaine d’agences et de ministères impliqués au fédéral comme au provincial.