Investissement Donerail, de Sherbrooke, propose 230 logements sur 130 lots résidentiels et la création d'une zone de conservation naturelle équivalant à 44 % des terrains situés dans le triangle formé par l'autoroute Laurentienne, la rue George-Muir et le boulevard Henri-Bourassa.

Projet immobilier sur les terres des Soeurs du Bon-Pasteur: les citoyens sur leurs gardes

Le président du conseil de quartier de Notre-Dame-des-Laurentides, Denis Béland, attend la présentation du projet que le promoteur immobilier Donerail destine aux anciennes terres des Soeurs du Bon-Pasteur avant de conclure que les demandes des citoyens seront respectées.
«On n'est pas du tout fermé à quelque projet de développement que ce soit. Ça dépend. On demande à voir un peu, poser des questions, avoir des détails. C'est certainement rassurant de savoir qu'il n'y aura pas de tours d'habitation de sept, huit étages dans le boisé», a réagi mardi M. Béland, qui réside à proximité.
Investissement Donerail, de Sherbrooke, propose 230 logements sur 130 lots résidentiels et la création d'une zone de conservation naturelle équivalant à 44 % des terrains situés dans le triangle formé par l'autoroute Laurentienne, la rue George-Muir et le boulevard Henri-Bourassa. Le projet doit être rendu public prochainement.
Les citoyens du secteur ont déjà rejeté par référendum le précédent projet d'écoquartier Nodelo du promoteur immobilier Sébastien Leboeuf, qui prévoyait 1600 unités de logement. Ils ont aussi refusé un plan à 300 logements préparé par la Ville de Québec.
Dans une pétition de 231 noms, ils sont toutefois revenus à la charge avec trois conditions pour le développement des terrains qui ont changé de propriétaire à l'été 2014 : l'instauration d'une zone tampon de 200 mètres en bordure de l'autoroute Laurentienne, l'interdiction de construire à moins de 10 mètres des bâtiments existants et la préservation des milieux humides en général et du boisé au nord de la rue de Bigorre en particulier.
M. Béland ajoute que les citoyens s'inquiètent de l'augmentation de la circulation sur la rue George-Muir, déjà congestionnée aux heures de pointe.
Le conseiller municipal Patrick Voyer, du district des Monts, a répété que ce serait aux citoyens de décider de l'avenir du projet. Lui-même le juge intéressant et «rassurant». Le maire Régis Labeaume a aussi affiché sa préférence pour la nouvelle mouture par rapport à l'ancienne.