L’édifice Chauveau est l’endroit ciblé pour accueillir ce nouveau commerce. Le rez-de-chaussée devrait accueillir une bijouterie et un magasin de vêtements de sport. Une entrée pourrait être aménagée afin de donner accès à une épicerie installée en demi-sous-sol.

Projet d’épicerie intra-muros dans le Vieux-Québec

S’il n’en tient qu’au promoteur Jean Campeau, les citoyens du Vieux-Québec seront desservis sous peu par une épicerie de quartier, dans l’édifice Chauveau, au pied de la Côte de la Fabrique. Convaincre des gens d’affaires de se lancer dans l’aventure reste toutefois le plus grand défi.

«On va essayer d’arriver avec une solution plausible, mais pour l’instant c’est un vœu pieux. Ce n’est pas du tout cuit dans le bec. C’est vraiment du gros travail», explique au Soleil le coprésident de GM Développement, soucieux d’offrir ce service de proximité aux citoyens du Vieux-Québec dans la foulée de la volonté exprimée récemment par Régis Labeaume.

Il y a deux semaines, le maire sortant avait souligné l’importance d’offrir davantage de services dans le secteur pour inciter 500 personnes à venir s’y établir. «Il n’y a pas d’épicerie intra-muros. Je ne pensais jamais travailler, en politique, pour tenter qu’il y ait une épicerie dans le quartier, mais on le fait parce que c’est nécessaire.»

Par le passé, le maire a également plaidé pour l’ouverture d’une épicerie qui accueillerait une section de la Société des alcools du Québec afin de pallier la disparition, au printemps 2012, de la succursale du Château Frontenac.

Actuellement en rénovation, l’édifice Chauveau est l’endroit ciblé pour accueillir ce nouveau commerce. Le rez-de-chaussée devrait accueillir une bijouterie et un magasin de vêtements de sport. Une entrée pourrait être aménagée afin de donner accès à une épicerie installée en demi-sous-sol.

Le prix de location du local serait ajusté afin de donner un peu d’oxygène à l’éventuel commerçant, question «de lui permettre de tenir» le coup. «On installera peut-être un ascenseur. On veut une épicerie de quartier bien organisée.»

La recherche d’un partenaire épicerier en est seulement à sa phase exploratoire, précise M. Campeau. «On aimerait que ça marche, mais le commerce au détail subit tellement de bouleversements. Plus rien ne ressemble à ce qui se faisait avant. Il y a de gros changements.»

La dernière épicerie dans le Vieux-Québec, le Marché Richelieu, rue Saint-Jean, a fermé ses portes il y a 12 ans. Le local est aujourd’hui occupé par le café boulangerie Paillard.

Ne pas envenimer les choses

Quant à la présence de résidences de tourisme aux étages supérieurs de l’édifice Chauveau, Jean Campeau joue de prudence. Il se contente de dire que GM Développement avait déposé sa demande à la Ville avant la sortie du Comité de citoyens du Vieux-Québec qui réclame une diminution du nombre de logements loués via la plate-forme Airbnb.

«On ne veut pas envenimer les choses, on veut plutôt travailler à trouver des solutions», glisse laconiquement le promoteur.

La Ville a adopté le mois dernier un moratoire de 90 jours sur la création de résidences de tourisme. Un comité a également été formé pour fournir des recommandations qui permettront de mieux encadrer ce type de location.