La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette

PPU Colline parlementaire: Guérette toujours sceptique

Si les élus de l'opposition saluent la volonté de l'administration Labeaume de protéger des sites d'intérêt patrimonial du secteur de la colline parlementaire, ils attendent de voir si le maire «passera de la parole aux actes».
« Il était temps, nos idées font du chemin. Reste à voir si Régis Labeaume et Julie Lemieux sont sérieux ou si ce n'est qu'une annonce électoraliste», a dit la chef de Démocratie Québec, Anne Guérette dans un communiqué publié mardi.
«Les propositions sont timides et laissent encore la possibilité à l'administration de se défiler. On le croira quand on le verra», a-t-elle ajouté.
Le 2 février, la Ville de Québec a annoncé les modifications au Programme particulier d'urbanisme  (PPU) de la colline parlementaire. L'administration Labeaume avait décidé en septembre de rouvrir ce plan  adopté en 2010 pour se donner le pouvoir d'acquérir et d'exproprier sans contestation certains  propriétaires qui tarderaient à développer leur terrain ou à entretenir leur bâtiment patrimonial. Les immeubles ou sites à protéger sont l'ancienne école Saint-Louis-de-Gonzague et le Foyer Nazareth, l'îlot Saint-Vincent-de-Paul, l'îlot Lépine le long de côte d'Abraham, l'ancienne église Saint-Coeur-de-Marie (photo) et la Maison Pollack de la Grande Allée.
La consultation publique aura lieu mardi 14 mars à 19h à l'édifice Marie-Guyart.
À quelques heures de la consultation, Démocratie Québec a réitéré dans son communiqué que «Régis Labeaume avait déjà le pouvoir d'exproprier en 2009». «Il a plutôt choisi de laisser les sites se dégrader, forçant les contribuables à absorber une facture plus salée pour arriver au même résultat. Le site de l'ancien patro St-Vincent-de-Paul, qui a plus que doublé sa valeur, est le parfait exemple du bilan lamentable du maire en matière de mise en valeur du patrimoine de Québec», déplore la chef de l'opposition.
Anne Guérette, comme l'administration et des groupes de citoyens, s'impatiente devant ce site névralgique, laissé à l'abandon depuis des années par son propriétaire, l'hôtelier Jacques Robitaille.
«Après 10 ans, c'est encore un terrain vague qui sert de porte d'entrée à un site patrimoine de l'UNESCO. Il faut exproprier, consulter la communauté sur ses besoins, lancer un concours d'architecture et bâtir un projet signature qui sera source de fierté pour tous. Ça suffit les belles paroles, on veut du concret», a lancé Mme Guérette qui présentera sa position à la rencontre de mardi. 
La conseillère de Cap-aux-Diamants et candidate à la mairie contre Régis Labeaume annonce aussi qu'elle diffusera dès mercredi sur sa page Facebook une série de capsules vidéo sur la vision du patrimoine.