Selon le maire Lehouillier, «le processus [d'enquête] va nous permettre de distinguer la réalité et les faussetés. Et actuellement, je vois dans les médias des faussetés», avance-t-il, sans pour autant vouloir identifier les éléments qu’il juge faux.

Plaintes pour harcèlement: Lehouillier demeure muet sur l’échec de la médiation

Le maire de Lévis se replie derrière la confidentialité du processus d’enquête pour éviter d’expliquer pourquoi la médiation «a achoppé» en vue d’une entente concernant les trois plaintes pour harcèlement psychologique déposées contre lui.

Le Soleil révélait vendredi qu’une étape importante avait été franchie concernant les trois plaintes pour harcèlement psychologique déposées à l’été 2018 par trois ex-membres de son Cabinet devant la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Tout indique que le processus de médiation a échoué. L’enquête en cours pourrait donc mener jusqu’au tribunal administratif du travail, où un juge se prononcera sur la véracité des allégations.

«Qu’est-ce qui a achoppé pour qu’on n’aille pas en médiation?» a questionné une journaliste. «Ce qui a achoppé, vous allez le voir plus tard», a répondu le maire.

«On tombe dans un terrain très délicat, soutient-il encore. Les plaignantes ont porté des plaintes. C’est analysé dans le cadre d’un processus rigoureux que je respecte. Savez-vous où est le problème? Si je vais plus loin, j’embarque dans ce qui s’est passé à la médiation. Et le fait que nous soyons allés à la médiation, nous l’avons fait de bonne foi.»

Selon M. Lehouillier, «le processus va nous permettre de distinguer la réalité et les faussetés. Et actuellement, je vois dans les médias des faussetés», avance-t-il, sans pour autant vouloir identifier les éléments qu’il juge faux.

Même si la médiation a échoué, il faut mentionner que la fermeture d’une plainte comme le processus de médiation peuvent survenir jusqu’au moment du passage devant un juge.

En septembre, Radio-Canada révélait le dépôt de trois plaintes concernant des événements qui se sont déroulés lors du premier mandat du maire entre 2013 et 2017. Les situations alléguées concernent plusieurs «altercations verbales et une altercation physique», rapportait alors la société d’État.

Comme le maire, ni la direction de la Ville de Lévis ou la CNESST ne veulent commenter le dossier pour éviter d’interférer dans le processus en cours.