Le ministre des Transports Jacques Daoust convient que le dossier de la peinture du pont «commence à presser». 

Peinture du pont de Québec: refaire les calculs du CN est plus long que prévu

Les gouvernements s'étaient donné un mois pour réviser l'estimation des coûts de peinture du pont de Québec avancée par le CN. Sans surprise, il leur faudra plus de temps. «C'est pas fini encore, les études», a confirmé vendredi le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad.
Le 21 janvier, une rencontre au sommet réunissait le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, son collègue Jean-Yves Duclos, le maire de Québec, Régis Labeaume, ainsi que les ministres provinciaux Sam Hamad et Robert Poëti. Devant eux, des représentants du CN, propriétaire du pont de Québec, pour discuter de l'état et de l'avenir de la structure quasi centenaire, comme le voulait la promesse libérale.
Le CN a alors réitéré qu'il ne paierait pas un sou pour une nouvelle peinture. Mais il a été convenu que les fonctionnaires des deux ministères des Transports allaient réviser les coûts estimés par les ingénieurs de l'entreprise ferroviaire - 350 à 400 millions $ sur 20 ans - pour ce grand chantier espéré localement.
Un délai d'un mois avait été avancé, au terme duquel une nouvelle rencontre devait être organisée pour discuter des résultats.
Or, cela n'a pas été possible. Le CN a bien transmis ses documents et ses données aux gouvernements, indique M. Hamad, mais les fonctionnaires n'ont pas fini de les décortiquer.
Il n'y a pas de nouvel échéancier avancé. «On essaie d'avoir ça le plus vite possible», assure M. Hamad.
Les libéraux fédéraux veulent une entente sur la peinture avant le 30 juin, à défaut de quoi ils ont promis de «prendre les dispositions appropriées afin de dénouer l'impasse».