La Ville de Québec a embauché un inspecteur pour distribuer des avertissements et des constats aux résidents de Charlesbourg qui ont installé un panier de basketball en bordure de rue.

Paniers de basket interdits: des parents font sentir leur grogne

Les commentaires sont acerbes au lendemain d'un article qui rapportait l'embauche d'un inspecteur pour distribuer des avertissements et des constats aux résidents de Charlesbourg qui ont installé un panier de basketball en bordure de rue.
L'article publié dans Le Soleil de dimanche a suscité bien des commentaires négatifs d'internautes. Sur la centaine publiée sur la page Facebook du Soleil, la quasi-totalité se disait en désaccord avec la décision de la division des travaux publics de l'arrondissement Charlesbourg.
Pendant 10 semaines, un employé sillonne les rues pour remettre des avertissements. À la troisième réprimande, un constat d'infraction est donné en vertu d'un règlement concernant le dépôt de matières ou d'objets obstruant le passage ou nuisant à la visibilité, notamment dans une rue.
Mauvais message
«Après le hockey, le basket. Après, ce sera plus d'enfants dans les rues», s'indigne un internaute qui, comme plusieurs autres, considère que la Ville envoie un mauvais message aux enfants, surtout que les parents peinent parfois à convaincre leur progéniture de jouer à l'extérieur et de pratiquer des activités sportives.
D'autres y voient une dépense inutile de temps et d'argent comme «s'il n'y avait pas de problèmes plus urgents à régler». En fait, la nécessité d'empêcher la présence des paniers aux abords de la rue sème encore l'incompréhension. Les arguments avancés ne convainquent pas.
La Ville a expliqué samedi au Soleil que le règlement existe depuis plusieurs années. L'étudiant embauché par l'arrondissement de Charlesbourg doit inventorier toutes les nuisances, dont les paniers de basket, avec l'objectif clair de tenir la voie publique libre de tout obstacle. Dans les autres arrondissements, des avertissements et des constats sont remis en fonction des plaintes.