La nouvelle ministre des Affaires intergouvernementales, Chrystia Freeland

Ottawa devra remplir ses promesses, dit Labeaume

Le gouvernement fédéral va devoir régler les projets pour lesquels il a promis de l’argent. Le pont de Québec doit être la priorité numéro un, selon la Ville de Québec.

Le maire Régis Labeaume l’a fait savoir à la nouvelle ministre des Affaires intergouvernementales, Chrystia Freeland, et au nouveau lieutenant québécois du gouvernement Trudeau, Pablo Rodriguez, lors d’une rencontre mercredi à l’hôtel de ville.

Un peu plus tard, M. Labeaume semblait très heureux de ce rendez-vous avec les deux interlocuteurs du gouvernement fédéral. 

«La vice-première ministre qui se déplace à Québec, c’est un gros message», a souligné M. Labeaume, très content également de la nomination d’un lieutenant québécois.

«Je n’appelle pas le premier ministre toutes les minutes, mais je peux parler à Pablo Rodriguez tous les jours et quand tu veux régler des affaires, c’est important», a-t-il expliqué. 

Lors du premier mandat de Justin Trudeau, malgré son titre de ministre, Jean-Yves Duclos n’était pas toujours le bon interlocuteur. Avec un lieutenant qui va avoir du personnel à Québec, les choses devraient être plus faciles, selon M. Labeaume. 

En ce qui concerne la ville de Québec, «Ottawa doit conclure le dossier du pont de Québec en priorité. Les gens doivent sentir que c’est vrai», a insisté M. Labeaume. 

«Si on retarde, tout le monde va penser qu’on retombe dans le vieux cycle. Il faut qu’il y ait un geste. Yvon Charest [le négociateur mandaté par Ottawa pour le rachat du pont de Québec], Mme Freeland ne le connaissait pas. Je lui ai dit qu’il était respecté à Québec. C’est un gars qui règle des dossiers. Si vous retardez le pont, les gens vont penser que c’était une annonce pour la campagne électorale», a-t-il mentionné. 

Parmi les autres dossiers discutés mercredi, M. Labeaume a signalé la promenade Samuel-De Champlain dans le port, la place devant le manège militaire et la qualité de l’eau. «Les usines à eau pour Stoneham et Lac-Delage […] vous avez des milliards votés pour ça, on peut-tu les voir?»

Mme Freeland a répondu au maire qu’elle était là et «payée» pour ça et qu’il pouvait l’appeler à tout moment pour discuter des dossiers. La disponibilité de la vice-première ministre a beaucoup plu à M. Labeaume.