La Ville de Québec cherche aussi un concept pour la passerelle piétonnière et cyclable planifiée entre l'écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres et le passage Anderson, situé dans le prolongement de la 8e rue dans le Vieux-Limoilou.

Offensive pour des passerelles novatrices sur la Saint-Charles

La Ville de Québec mandate l'Université Laval pour revisiter le look des ponts et passerelles de la rivière Saint-Charles et créer un nouveau lien cyclopiéton «innovant» entre l'écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres et le Vieux-Limoilou.
Les deux mandats, approuvés cette semaine par le comité exécutif de la Ville de Québec, totalisent 178 102$.
Le premier prévoit «l'exploration de divers scénarios de mise en valeur des passerelles et des ponts existants qui traversent la rivière Saint-Charles dans sa portion urbaine». Les documents de la Ville prévoient «redynamiser» ces liens entre les quartiers centraux de Saint-Roch, Saint-Sauveur et Limoilou en améliorant leur aspect architectural.  
Julie Lemieux, vice-présidente du comité exécutif et responsable des dossiers d'aménagement, parle de donner «plus de punch» aux passerelles, de les aménager «pour que ça devienne une signature dans le paysage». Quant aux ponts, «le jour où on aura à les refaire, il y a moyen de les embellir», ajoute-t-elle. 
Les consultants devront aussi «évaluer la pertinence de nouveaux liens entre les deux rives qui pourraient améliorer la perméabilité urbaine des différents secteurs de la ville». Ils devront désigner les meilleurs endroits pour les installer et proposer une esthétique. 
Donnant l'exemple de la passerelle des Trois-Soeurs, dont les haubans attirent l'attention dans le secteur de la rue Bourdages, la conseillère Lemieux affirme que «ce n'est pas nécessairement plus cher de les mettre belles, surtout quand tu t'y prends en amont». Cet ouvrage spécifique, inauguré au printemps 2016, a coûté 2,5 millions $. 
Quatre professeurs de l'Université Laval seront mis à contribution pour ce mandat. Un atelier de trois jours impliquant une firme internationale sera également tenu à l'École d'architecture. Des maquettes seront produites en deux et trois dimensions. 
«Élément symbolique»
La Ville de Québec cherche aussi un concept pour la passerelle piétonnière et cyclable planifiée entre l'écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres et le passage Anderson, situé dans le prolongement de la 8e rue dans le Vieux-Limoilou. Il est déjà acquis qu'elle sera construite en bois, matériau «signature» de l'écoquartier.
L'administration Labeaume veut un projet capable de devenir «un élément symbolique sur le territoire municipal». Il veut y intégrer «des éléments techniques innovants». 
Ce n'est donc pas un hasard si deux des trois professeurs qui travailleront sur le projet sont issus du génie. Ces derniers devront identifier l'emplacement du futur lien, soumettre trois scénarios d'aménagement architectural et urbain, puis creuser celui que la Ville retiendra avec l'aide d'une firme de génie-conseil. 
Dans les deux dossiers, l'échéancier est serré. Les rapports devront être livrés pour le 30 juin. 
Le maire Régis Labeaume, qui sollicitera un nouveau mandat à l'automne, a déjà exprimé le souhait d'avoir des passerelles «flyées» sur le territoire de Québec. Il travaille plus globalement sur un Plan rivières, dont l'objectif est d'améliorer la qualité de vie des citoyens. Une somme de 11,3 millions $ a été réservée dans le programme triennal d'immobilisations (PTI) pour réaliser des études et démarrer des projets d'aménagement d'ici 2019.