Claude Cossette ne digère pas que la Ville fasse appel à un étranger pour refaire son image de marque.

Nouvelle image de marque pour Québec: «Ça m'écoeure», dit Claude Cossette

Claude Cossette est professeur titulaire en publicité sociale à l'Université Laval. Il n'a plus d'intérêts dans l'entreprise citée en exemple par le maire. Il désavoue le choix de la Ville.
«Ça m'écoeure. Nous avons des faiseurs d'image au Québec parmi les meilleurs. Nous avons des créateurs extraordinaires de réputation nationale et internationale et la mairie nous fait croire qu'il n'y a personne ici pour faire le travail», s'insurge-t-il, précisant que la publicité est d'abord et avant tout locale. Elle est issue de l'âme d'un peuple qu'il faut ensuite vendre à l'international. Il croit que le choix de M. Rapaille sert avant tout la notoriété du maire plutôt que celle de la ville de Québec.
M. Cossette a connu M. Rapaille dans les années 70 alors qu'il se trouvait à Paris. Le professeur a même parlé de lui dans un de ses livres. «Le nombre de gourous - ou de fumistes? - en ces matières est grand. Certains ont mis au point des organisations dont on ne sait plus très bien si ce sont de nouvelles gloses, des cercles ésotériques, des religions, des philosophies... ou plutôt des montages financiers.»
Il écrit encore : «À un moment donné, il était devenu une star courue (et chèrement payée!) par les pdg des plus grandes entreprises françaises. Il facturait à des tarifs mirobolants et, pour appuyer son image de marque, Rapaille se promenait en luxueuse Bentley blanche.»
Ce qui fait dire aujourd'hui à M. Cossette que la meilleure image de marque que Clotaire Rapaille a fabriquée dans sa vie c'est sur lui-même. «Je pense que c'est surtout un excellent vendeur», précise le publicitaire qui ne doute pas, par ailleurs, qu'il puisse faire le travail convenablement.