Régis Labeaume a confirmé au conseil municipal de mardi que le projet de construction d’une nouvelle centrale de police est «sur la glace» pour quelques mois.

Nouvelle centrale de police: une pression possible sur les négos

Un éventuel retard de construction de la nouvelle centrale de police pourrait mettre de la pression sur les négociations entourant le renouvellement de la convention collective des policiers de la Ville de Québec.

Le maire de Québec a confirmé mardi que le projet de centrale est «mis sur la glace» quelques mois, le temps de réévaluer le projet qui approche maintenant les 80 millions $. C’est bien loin des 40 millions $ prévus au printemps 2017. Ce gel pourrait retarder l’ouverture de la centrale prévue initialement au cours de 2021.

Régis Labeaume a précisé que tout est sur la table, y compris la possibilité d’ériger le bâtiment sur un autre terrain que celui voisin de la Sûreté du Québec, boulevard Pierre-Bertrand. Le terrain de 15 000 mètres carrés est trop petit pour accueillir tous les véhicules dans un stationnement en surface.

«Des ratés»

Le président de la Fraternité des policiers, Marc Richard, se doutait bien que ce qui est considéré comme «des ratés» dans la gestion du projet entraînerait des retards. «Je n’ai pas le contrôle là-dessus, mais je trouve ça dommage. D’autant plus que ça risque de mettre des embûches à la négociation», mentionne-t-il.

C’est que l’actuelle convention collective des quelque 700 policiers se termine le 31 décembre 2018. La Loi concernant le régime de négociation des conventions collectives et de règlement des différends dans le secteur municipal oblige les parties à commencer les pourparlers au plus tard 90 jours avant la fin du contrat de travail. Les négociateurs ont ensuite 240 jours, soit huit mois, pour parvenir à une entente. S’ils échouent, le ministre du Travail nomme un médiateur.

Partage de l’effectif

Pour M. Richard, il devient difficile d’entamer des discussions sans connaître les paramètres du redéploiement policier, notamment le partage de l’effectif entre le futur quartier général et le point de service prévu dans l’édifice F.-X.-Drolet, rue du Pont.

Ce qu’on peut maintenant appeler la saga de la centrale de police a mené il y a deux semaines au départ d’Équipe Labeaume du vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien. M. Labeaume l’avait accusé «d’avoir échappé le dossier». Rejetant le blâme, M. Julien a décidé de siéger comme conseiller indépendant à la suite de ce désaveu public.