Nids-de-poule: inévitables, mais nettement en baisse

Les nids-de-poule n'ont qu'à bien se tenir à Québec. Deux ans après avoir pris des engagements pour mieux gérer l'apparition de ces inévitables trous dans la chaussée, la Ville constate aujourd'hui les résultats de ses efforts. Au premier chef, le nombre de signalements faits par des citoyens est en baisse de 58 % par rapport à l'an dernier.
Entre le 1er janvier et le 31 mars 2017, 1035 signalements de nids-de-poule ont été effectués à la Ville. Durant la même période en 2016, on en comptait plus du double, soit 2486. 
Bien qu'encourageants, ces chiffres ne disent pas tout. C'est que le printemps, période où les nids-de-poule prolifèrent le plus, se fait beaucoup plus tardif cette année que l'an dernier. C'est donc dire que le plus gros des signalements pourrait se produire au cours des prochaines semaines.
Quoi qu'il en soit, Jonatan Julien, vice-président du comité exécutif et responsable des infrastructures et des travaux publics à la Ville de Québec, se fait optimiste sur l'avenir des nids-de-poule à Québec. «Hors de tout doute, on s'améliore», assure-t-il.
Par exemple, «9 nids-de-poule sur 10 qui sont réparés sont faits par les travaux publics en proactivité avant qu'il y ait un signalement. Ça veut dire que l'intervention est assez rapide», se félicite Jonatan Julien. À cela, il ajoute le fait que la réparation est aujourd'hui réalisée dans un délai moyen de 1,75 jour, la moyenne se situant à 3 jours il y a deux ans.
«Opération massive d'asphaltage»
La Ville mentionne par ailleurs la réfection de 226 kilomètres en 2016, notamment sur le boulevard René-Lévesque et sur l'avenue Holland, qui a permis d'éliminer les nids-de-poule sur ces segments. «On a frappé de manière précise sur les chaussées qui nous amenaient le plus gros taux de signalements de nids-de-poule par nos citoyens», explique Martin Forgues, directeur de section à la division des travaux publics de l'arrondissement de Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge. Une «opération massive d'asphaltage» qui sera «reproduite en 2017 et en 2018», précise M. Julien.
«Pour ne plus qu'il y ait de nids-de-poule en ville, il faudrait que les 2400 kilomètres du réseau soient complètement faits, et ça, c'est impossible», admet-il. «Il y en aura toujours, ça créera toujours des inconvénients, mais ils vont être moindres que par le passé.»
Et la Ville se dit fin prête à faire face aux anfractuosités qui prendront sous peu d'assaut les rues de Québec. «On voit ça arriver pour les deux prochaines semaines», prévoit M. Forgues. «Historiquement, la deuxième et troisième [semaines] d'avril, c'est là que ça se passe.»