Moins de monde mais «mission accomplie» pour le Crashed Ice

Bien que concurrencé par un gala de boxe et la Coupe Vanier, le Crashed Ice de Québec, présenté pour une première fois en novembre, a atteint ses objectifs. Malgré une foule un peu plus timide qu'à l'habitude, l'ambiance et les charmes naturels de la Vieille-Capitale ont maintenu la signature de l'événement, selon Red Bull.
Difficile de comparer la 10e présentation du Red Bull Crashed Ice de Québec avec les neuf précédentes. Dans tous les cas, l'organisation parle d'une mission accomplie. «On ne peut pas être déçus de ce qui s'est passé ce soir», a déclaré Christian Papillon, directeur sportif du Red Bull Crashed Ice.
Si la police de Québec a rapporté une soirée «plus tranquille» et qu'il y avait «moins de monde», les promoteurs du Crashed Ice ont préféré ne fournir aucun chiffre. Prudent, Christian Papillon s'est dit conscient que plusieurs facteurs ont pu avoir une influence sur l'affluence. «C'était une première en novembre, il y avait plusieurs événements en ville. Peut-être aussi que plusieurs gens ne l'ont pas vu venir parce qu'ils s'attendent à ce que ce soit en mars [comme dans les dernières années]», a-t-il énuméré.
Chose certaine, l'endroit n'était pas vide. Au passage du Soleil, tous les sites avaient été envahis de spectateurs, et il était presque impossible de se tailler une place près des bandes entourant la piste glacée.
Même s'il avait la confirmation que les amateurs étaient moins nombreux, le directeur sportif du Red Bull Crashed Ice estime que l'ambiance et la qualité d'événement qui ont fait de Québec l'épreuve reine étaient au rendez-vous. «On l'a vu, l'ambiance était là. Myriam [la gagnante du côté féminin] en a parlé. La foule l'a transportée. La foule était impliquée dans l'événement», a-t-il plaidé, assurant que tous les athlètes avaient apprécié leur expérience. «Tout le monde est content, moi, je suis content, et l'organisation est contente.»
Sur ce qui l'intéresse le plus, le sport lui-même, Christian Papillon soutient que le niveau a encore été élevé d'un cran cette année. «Les courses ont été écoeurantes», s'est-il enthousiasmé, soulignant la préparation «exceptionnelle» des athlètes.
Habituée à couronner le champion du monde en mars, la foule de Québec a assisté, dans le gazon ou sur la brique plutôt que sur la neige, aux premiers coups de patin de la saison. Les commentaires formulés par les amateurs étaient partagés sur ce changement de date.
Certains ont mentionné que «ça manquait de magie» sans le manteau blanc. D'autres ont apprécié le temps plus clément et les nouveaux accès à la piste, dont au parc de l'Esplanade.
Trépanier dans l'histoire
L'Américain Cameron Naasz et la Québécoise Myriam Trépanier ont remporté la première étape du championnat du monde Red Bull Crashed Ice. En finale masculine, Naasz, l'un des favoris, a survolé le parcours de 460 mètres et n'a jamais été inquiété, pas même par le champion du monde en titre, le Canadien Scott Croxall, qui a pris le troisième rang.
Myriam Trépanier, originaire de Saint-Michel-de-Bellechasse, a travaillé fort et a profité d'une chute en finale pour remporter la première course officielle de l'histoire du tout nouveau championnat du monde féminin. «C'est un sentiment incroyable, c'est indescriptible. J'ai travaillé encore plus fort parce que je savais que c'était le premier championnat du monde», a-t-elle dit au terme de la course.
La deuxième étape du Red Bull Crashed Ice aura lieu à Munich en janvier.