Dans une lettre envoyée aux médias, l’ex-maire Marcel Corriveau attribue à l’augmentation de la quote-part de l’agglomération de Québec, et non à la dette contractée par son conseil, la quasi-totalité de l’augmentation de 4,39 % des taxes récemment votée à Saint-Augustin.

Marcel Corriveau sort de sa retraite pour se défendre

L’ex-maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Marcel Corriveau, est sorti de sa retraite pour défendre expéditivement sa défunte administration et rejeter le qualificatif de «cabochon» que son successeur, Sylvain Juneau, veut lui accoller.

Dans un commentaire envoyé aux médias, M. Corriveau, qui signe comme «ex-avocat», attribue à l’augmentation de la quote-part de l’agglomération de Québec, et non à la dette contractée par son conseil, la quasi totalité de l’augmentation de 4,39 % des taxes récemment votée à Saint-Augustin.

«Pour être honnête, n’est-ce pas une «taxe quote-part» plutôt qu’une «taxe Corriveau», prétendre le contraire est malhonnête et injuste», écrit-il.

L’ancien politicien calcule que sa ville pourrait récupérer 45 millions $ en extrapolant les prédictions du maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger. «L’avenir nous dira bientôt qui sont les véritables «cabochons» pour reprendre les termes du maire lors de la présentation du budget 2018», poursuit M. Corriveau. 

Dans une courte entrevue téléphonique au Soleil ponctuée de nombreux soupirs, ce dernier a mis de l’avant les dossiers du parc industriel, du développement résidentiel et de la qualité de vie pour prouver qu’il n’était pas un mauvais gestionnaire. 

«J’aimerais ça quand le maire actuel fait un tableau, qu’il le fasse au complet», a martelé M. Corriveau. 

L’ex-maire a dit recevoir plusieurs appels de citoyens qui sont «désespérés» des propos tenus à son endroit. Pas d’invectives : «Au contraire, c’est pour m’encourager». Ces interventions l’ont convaincu de l’importance de se défendre publiquement. Il n’envisage pas de mise en demeure ou de poursuite «pour l’instant». 

Retiré de la vie politique depuis bientôt trois ans, après presque 15 ans aux commandes de Saint-Augustin, M. Corriveau souhaite passer définitivement passer à autre chose et invite le maire Juneau à l’imiter. «C’est sûr que j’ai hâte qu’il passe à autre chose, qu’il regarde vers l’avant», laisse tomber le retraité.