L’interdiction d'arroser est valable pour toute l’agglomération.
L’interdiction d'arroser est valable pour toute l’agglomération.

Manque d’eau historique à Québec

L’absence de précipitations et une hausse de la consommation d’eau obligent la Ville de Québec à interdire jusqu’à nouvel ordre certaines activités extérieures d’arrosage, de lavage et de nettoyage.

«On consomme plus qu’on produit», a expliqué le maire de Québec mercredi lors d’un point de presse d’urgence tenue à la dernière minute. C’est une situation jamais vécue à ce temps-ci. Le lac Saint-Charles a suffisamment d’eau, mais la rivière Montmorency est à un niveau d’étiage historique pour juin et les 25 réservoirs de la Ville sont à moitié vides le soir même si on les remplit le matin», illustre Régis Labeaume.

Le maire souligne qu’il est tombé seulement 47 millimètres d’eau en mai et un infime 17 mm en juin alors que la capitale avait reçu 110 mm en mai 2019 et 120 mm en date du 17 juin 2019.

L’interdiction décrétée touche les activités suivantes : le lavage des véhicules, le nettoyage d’un stationnement et de son allée d’accès ainsi que du revêtement extérieur des maisons; l’arrosage des pelouses, tant manuellement qu’au moyen d’un système d’arrosage automatique ou souterrain; le remplissage des piscines. L’interdiction est valable pour toute l’agglomération.


« On consomme plus qu’on produit. C’est une situation jamais vécue à ce temps-ci. Le lac Saint-Charles a suffisamment d’eau, mais la rivière Montmorency est à un niveau d’étiage historique pour juin et les 25 réservoirs de la Ville sont à moitié vides le soir même si on les remplit le matin »
Régis Labeaume

Certaines autres activités demeurent permises : l’arrosage manuel des potagers, des jardins, des boîtes à fleurs, des plates-bandes et des arbustes en soirée seulement; le remplissage d’une nouvelle piscine; l’arrosage d’une nouvelle pelouse, ensemencée ou tourbée, aux heures prévues au règlement. 

La conseillère Suzanne Verreault, responsable de l’environnement, rappelle la situation d’exception, précisant que la seconde canicule de 2020 s’amorce alors que l’été n’est pas officiellement arrivé.

À ce temps de l’année, les réservoirs devraient être remplis à 80 % de leur capacité. Certains le sont seulement à 40 %, même 20 %. Les citoyens consomment en moyenne 250 000 mètres cubes d’eau par jour. La consommation actuelle est de 400 000 m3 alors que la capacité maximale de traitement est de 447 000 m3.

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À LÉVIS

La saison estivale bat son plein et les jours se réchauffent. Si vous n’avez pas encore rempli votre piscine dans la région de Lévis, il faudra attendre un moment avant de pouvoir profiter de la baignade.

Vu la consommation d’eau anormalement élevée durant les beaux jours, la municipalité a demandé à ses citoyens, mardi, de ne pas utiliser l’eau provenant des aqueducs municipaux pour arroser, laver son véhicule, son asphalte ou même pour remplir sa piscine. Ceci permettrait d’assurer l’approvisionnement en eau potable à la population des arrondissements des Chutes-de-la-Chaudière-Est et Chutes-de-la-Chaudière-Ouest.

Contrevenir à cette règle pourrait coûter entre 300 $ et 2000 $ d’amende, mais quelques exceptions à la règle s’imposent: «La Ville permet cependant d’arroser une nouvelle pelouse ou une nouvelle plantation d’arbres ou d’arbustes selon les heures d’arrosage indiquées au règlement, au cours des 15 jours suivant la fin des travaux d’ensemencement, de pose ou de plantation. Une preuve d’achat des végétaux ou semences devra toutefois être fournie à la Ville sur demande», peut-on lire dans le communiqué de la ville. 

Cette réglementation touche les secteurs de Charny, de Saint-Étienne-de-Lauzon, de Saint-Jean-Chrysostome, de Saint-Nicolas, de Saint-Rédempteur, de Saint-Romuald et de Sainte-Hélène-de-Breakeyville. 

Lévis n’est pas la seule dans cette situation. Le 9 juin, la municipalité de Saint-Antoine-de-Tilly a aussi publié un communiqué de restriction de consommation d’eau potable «malgré la réparation du bris d’aqueduc». Cette situation arriverait régulièrement à l’arrivée de l’été à cause d’un problème de capacité de pompage de l’eau quand la demande augmente soudainement.  Léa Martin