Manif mercredi à Lévis en faveur de Davie

MONTRÉAL — Une manifestation aura lieu à Lévis, mercredi après-midi, en faveur du chantier naval québécois Davie, qui souhaite rappeler au gouvernement fédéral qu’il peut jouer un rôle important dans la modernisation de la flotte vieillissante des navires canadiens.

Plusieurs centaines de manifestants sont attendus, dont les travailleurs du chantier, ses dirigeants, ainsi que des membres du syndicat.

Des élus de tous les ordres de gouvernement devraient aussi être présents, selon les organisateurs.

En entrevue téléphonique, mardi soir, le vice-président, affaires publiques du chantier Frédérik Boisvert a expliqué que ce rassemblement avait pour objectif de démontrer à Ottawa que «Davie est prêt» à se mettre au travail pour revitaliser la flotte canadienne.

Le chantier avait été écarté en 2011 de la Stratégie de construction navale du gouvernement conservateur de Stephen Harper parce que l’entreprise était en difficulté financière lors de la publication des appels d’offres. Les contrats pour la construction de petits et de grands navires pour la marine canadienne avaient donc été attribués aux chantiers concurrents Seaspan et Irving, situés respectivement à Vancouver et à Halifax.

M. Boisvert a fait valoir que le chantier québécois avait fait ses preuves par le passé en livrant le navire ravitailleur Asterix en seulement 24 mois — un contrat qui était hors du cadre de la stratégie fédérale.

«Le chantier Davie représente 50 % de la capacité de production au pays. À ce titre-là, Davie doit faire partie de l’équation», a-t-il plaidé.

Un accord sur les brise-glace?

Selon des informations recueillies par La Presse canadienne, le gouvernement fédéral serait tout près d’un accord avec le chantier naval québécois pour la conversion de quatre navires en brise-glace. Après des mois d’intenses négociations à huis clos, il ne resterait que quelques détails à peaufiner.

À lire: Davie obtiendrait un contrat d’Ottawa pour convertir quatre navires

Dans les derniers mois, l’incertitude planait sur ce dossier, et le premier ministre Philippe Couillard avait fait pression sur son homologue canadien Justin Trudeau pour qu’il prenne un engagement favorable au chantier de Lévis.

Sans confirmer la nouvelle, Frédérik Boisvert a laissé entendre que les relations avec le gouvernement fédéral s’étaient améliorées depuis la visite de M. Trudeau à Lévis en janvier dernier.

«Quand M. Trudeau est venu à Québec, on a bien senti l’estime, la reconnaissance de l’expertise, de la main-d’oeuvre du chantier», a-t-il confié.

«On est très, très fiers de la relation qu’on a développée avec le gouvernement fédéral», a-t-il ajouté.