La maison Rodolphe-Audette fait l'objet d'une deuxième demande de démolition, à laquelle s'oppose un groupe de citoyens. Le comité de démolition de la Ville de Lévis a décidé lundi de surseoir sa décision, et d'attendre l'éclairage du ministère de la Culture.

Maison Rodolphe-Audette: le ministère de la Culture appelé en renfort

Le ministère de la Culture est appelé en renfort par la Ville de Lévis pour décider du sort de la maison Rodolphe-Audette.
La résidence centenaire, située sur la rue Saint-Laurent non loin du secteur de la traverse, fait l'objet d'une deuxième demande de démolition, à laquelle s'oppose un groupe de citoyens. Le comité de démolition de la Ville de Lévis a décidé lundi de surseoir sa décision, et d'attendre l'éclairage du ministère.
«Enfin, on va avoir une expertise crédible sur le bâtiment, ce qu'on n'avait pas en 2014», a soutenu le maire de Lévis Gilles Lehouillier en point de presse avant le conseil municipal. Le maire s'est dit «fier» de la décision du comité de démolition, qui a décidé de jouer de prudence cette fois-ci.
«Ce qui est arrivé en 2014, on ne veut plus que ça arrive», a soutenu le conseiller Serge Côté, membre du comité de démolition. Il y a deux ans, le comité avait dit oui à la demande du propriétaire, qui souhaitait démolir l'immeuble, mais le conseil municipal a par la suite renversé cette décision.
Le problème, selon le maire Lehouillier, c'est que la Ville avait dû juger la situation à partir d'un rapport qui était mi-figue, mi-raisin quant à la possibilité de restaurer le bâtiment patrimonial. «Le genre de rapport que tu sacres à la poubelle habituellement», a lancé M. Lehouillier.
Cette fois-ci, il souhaite que la question soit «vidée une fois pour toutes». Le ministère de la Culture a déjà accepté selon M. Côté d'apporter son aide technique à la Ville. Si cette opération entraîne des coûts, ils seront défrayés par la Ville.
La Ville de Lévis adoptera d'ici quelques semaines un nouveau règlement sur les démolitions, qui sera beaucoup plus exigeant envers les propriétaires qui laissent leur propriété se détériorer en espérant pouvoir construire autre chose ensuite. «C'est fini le saccage des bâtiments patrimoniaux», a rappelé M. Lehouillier. Le cas de la maison Rodolphe-Audette, qui est laissée à l'abandon depuis près de 20 ans, sera toutefois jugé selon l'ancien règlement.
Même s'il souhaite préserver le plus possible les immeubles patrimoniaux, le maire Lehouillier soutient que la Ville n'a pas les moyens d'acheter la maison Rodolphe-Audette et de la restaurer. Il rappelle que la Ville a 4500 bâtiments patrimoniaux sur son territoire et que son rôle est davantage de contrôler leur entretien.

Projet de laboratoire du bâtiment sain à Lévis

Hydro-Québec, l'Université Laval, le Cégep Lévis-Lauzon, des chaires de recherche et des compagnies de construction aimeraient travailler ensemble dans l'Innoparc de Lévis pour créer les bâtiments sains de demain. 
Le conseil municipal de Lévis a demandé lundi au ministère de l'Économie de payer avec elle une étude de faisabilité de 50 000$ afin que ce projet, le Centre d'innovation Bâtivie, voit le jour. 
Le projet vise la construction d'un bâtiment dans lequel seraient regroupés des organismes de recherche et des entreprises innovantes dans le domaines du bâtiment durable, des écomatériaux et de l'efficacité énergétique. Tous ces partenaires travailleraient à améliorer l'empreinte carbone des futures constructions. Pour l'heure, Maison Laprise, Pro-Fab et Maisons Bonneville seraient intéressées à faire partie de l'aventure, selon le document préparé par la Ville de Lévis. 
Bâtivie comprendrait un laboratoire d'expérimentation, un incubateur de jeunes entreprises, un espace éducatif, un centre de documentation et une matériauthèque. 
Le maire de Lévis Gilles Lehouillier indique que pour l'instant, ce projet est au stade embryonnaire. Impossible de savoir à quel moment il pourrait voir le jour. Mais il souligne qu'il est très prometteur pour l'Innoparc.