Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, croit que le dossier de la maison Pollack est un exemple de la lourdeur administrative dans l'octroi des permis municipaux.

Maison Pollack : un exemple de la «bureaucratie Labeaume», selon Québec 21

La saga de la maison Pollack est une illustration parfaite de la «bureaucratie Labeaume» qui met des bâtons dans les roues des entrepreneurs plutôt que de les accompagner, déplore le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin.
Les récriminations d'un hôtelier de Grande Allée, Gaétan Drolet, contre la volonté de la Ville d'exproprier le propriétaire de la maison Pollack, corroborent le message renvoyé par «le terrain» à M. Gosselin. Les investisseurs peinent à réaliser leurs projets en raison de l'administration tatillonne des permis municipaux, condamne-t-il.
«Tous les jours, il y a des gens qui nous arrivent avec leurs exemples dans les secteurs résidentiel et commercial», indique M. Gosselin au Soleil. Il dit avoir lui-même vécu une expérience pénible lorsque son entreprise familiale a cherché à obtenir un permis. 
caractère patrimonial
Le respect du caractère patrimonial est important, convient le chef de Québec 21. Mais il croit que ceux qui injectent de bonnes sommes dans la rénovation de leur propriété comprennent et souhaitent préserver sa valeur historique. «C'est dans leur intérêt», avance Jean-François Gosselin.
Comme l'hôtelier de Grande Allée, M. Gosselin croit à un certain favoritisme dans l'octroi des permis à Québec. «C'est évident qu'il faut être bien connecté à l'hôtel de ville et connaître les bonnes personnes, soutient le chef de Québec 21. C'est évident. Quand ça fait 10 ans qu'une administration est en place, on voit des choses comme ça apparaître. Ça ne devrait pas être le cas. Tout le monde devrait être traité de façon égale.» Personne n'ose dénoncer la situation à visage découvert par crainte de représailles, dit-il.
Celui qui affrontera Régis Labeaume lors du scrutin de l'automne prochain croit pouvoir diviser par 10 le nombre de règlements à la Ville de Québec en quatre ans. 
À bout de patience, la Ville souhaite exproprier le propriétaire de la maison Pollack, qui a reçu pour plus de 15 000 $ en constats d'infraction en raison du piteux état de la résidence centenaire à valeur patrimoniale «supérieure». Ce dernier soutient avoir soumis un projet de réhabilitation à la Ville.