Jean-François Dufour tente sa chance pour succéder à Marcel Corriveau au scrutin du 7 juin.

Mairie de Saint-Augustin: fâchés, trois candidats refusent un débat

Trois candidats sur quatre à la mairie de Saint-Augustin-de--Desmaures ne veulent pas participer à un débat. Dans un tir groupé contre le candidat Jean-François Dufour, les trois aspirants maires annoncent qu'ils refusent de participer à un débat car ils accusent ce dernier d'avoir «brisé un engagement» en réclamant un tel exercice. 
<p>Dimanche, le candidat Jean-François Dufour a réclamé la tenue d'un débat, ce qui n'a visiblement pas plus à ses adversaires Sylvain Juneau, Sylvie Asselin et Eric Dussault. </p>
Fait plutôt inusité, Sylvie Asselin, Sylvain Juneau et Éric Dussault ont publié lundi après-midi un communiqué de presse conjoint dénonçant un autre communiqué publié dimanche dans lequel M. Dufour demandait la tenue d'un débat.
L'idée d'un débat été discutée samedi lors d'une rencontre de préparation organisée par la municipalité avec les quatre candidats à l'élection partielle du 7 juin. Le président d'élections a, dit-on, proposé une formule et la date 27 mai aurait été sérieusement envisagée lors de la séance de samedi.
«Or, l'un des quatre candidats, Jean-François Dufour, a choisi de passer outre l'entente prise en publiant un communiqué "réclamant" la tenue d'un débat, créant ainsi la perception qu'il est le seul candidat à en solliciter la tenue», ont dénoncé lundi Mme Asselin, M. Juneau et M. Dussault dans leur communiqué. «Nous dénonçons cette façon cavalière de procéder, considérant que l'organisation d'un éventuel débat était déjà en cours», peut-on lire dans la missive commune.
«Conséquemment, les candidats Asselin, Dussault et Juneau voient difficilement le bien-fondé d'un débat lorsque tous autour de la table ne partagent pas le même intérêt pour une campagne basée sur la transparence et le bien de la communauté», poursuivent les trois candidats à la succession de Marcel Corriveau.
«D'un commun accord, ils ont décidé de continuer de mener une campagne sans jambette, unanimement, ils renoncent à tenir un débat qui, dans les faits, ne serait maintenant destiné qu'à l'autopromotion d'un seul candidat», peut-on lire.
«Ils ont surréagi»
En entrevue au Soleil, Jean--François Dufour s'est dit surpris par ces tirs groupés. Les discussions de samedi sur la tenue d'un débat n'avaient rien de confidentiel, a-t-il soutenu.
Et refuser de débattre à cause de son communiqué de dimanche ne servira pas les citoyens, estime aussi M. Dufour. «On a des champions de la transparence qui se présentent et là, ils ne veulent pas débattre», a ironisé le candidat. «Pour des gens qui visent la fonction de premier magistrat, je les trouve réservés», a-t-il ajouté.
M. Dufour affirme que ses adversaires ont «surréagi» et il espère qu'ils reviendront sur leur décision. «La campagne est encore jeune, j'ai confiance de l'avoir, ce débat», a-t-il laissé tomber.