Fred Jourdain a voulu ajouter une touche «culture pop» à la boutique. L'offre va des «affiches de concerts» aux «photographies des années 70» en passant par «des oeuvres classiques».

L'univers de Fred Jourdain prend vie sur la 3e avenue

Longtemps caché dans son huit et demi de Limoilou qui lui sert d'atelier, l'artiste-illustrateur Fred Jourdain aura pignon sur rue dès la semaine prochaine sur la 3e Avenue. Son repaire, baptisé Les Trafiquants d'art, abritera des oeuvres imprimées ainsi qu'un service d'encadrement et d'impression.
Le projet de Fred Jourdain et de son bon ami Virgile Patoine-Danylo n'a rien d'une galerie d'art conventionnelle, précise d'emblée le Limoulois de 33 ans. «On veut être plus comme un disquaire de l'image, explique Jourdain en entrevue au Soleil. On est vraiment une boutique.»
Le lieu offrira bien sûr des oeuvres du principal intéressé, en versions imprimées. Mais d'autres artistes de Québec y seront également mis en valeur. Des impressions des peintures d'André-Philippe Côté (aussi caricaturiste au Soleil), de l'artiste-peintre et illustrateur Félix Girard, d'Andréanne Guay (Dréa collage) et du photographe Anthony Jourdain, frangin de Fred, y seront aussi disponibles. «Éventuellement ça va se garnir.»
Les Trafiquants d'art ne sera toutefois pas l'endroit où trouver des oeuvres originales. L'idée étant toujours de demeurer loin du concept de la galerie d'art.
André-Philippe Côté signant des reproductions de ses oeuvres.
En plus des oeuvres d'artistes locaux, Fred Jourdain a voulu ajouter une touche «culture pop» à la boutique. L'offre va des «affiches de concerts» aux «photographies des années 70» en passant par «des oeuvres classiques». «On va passer de Andy Wahrol à Dali. [...] C'est une sélection faite selon mes goûts qui sont assez larges et éclectiques», raconte Jourdain. 
Encadrement et impression
Toutes les impressions disponibles chez Les Trafiquants d'art seront vendues encadrées. Pas possible, sauf exception, de se procurer l'impression seule. Car si l'art est le coeur du projet, les services d'encadrement et d'impression en seront les poumons, selon Fred Jourdain.
Et c'est là que son associé entre en scène. Détenteur d'un baccalauréat en administration, Virgile Patoine-Danylo a fait ses classes ces deux dernières années chez un encadreur italien à Montréal. «Il a fait des stages chez des professionnels. On peut faire tout ce qu'on veut comme style d'encadrement. Il a acquis une méga expérience», s'enthousiasme Jourdain.  
Il sera donc possible de choisir son cadre parmi 400 moulures - si le cadre de base ne fait pas l'affaire - et «de pimper» l'image choisie. Il sera permis d'amener sa propre illustration ou photographie à immortaliser, pour autant qu'elle «ne vienne pas de Google».
Côté impression, la boutique offrira au commun des mortels la possibilité d'immortaliser une photographie (mariage, événement) en qualité professionnelle, et ce dans presque tous les formats, ajoute Fred Jourdain. Les imprimantes et les papiers utilisés sont les mêmes que pour les impressions des artistes. Il sera même possible «d'imprimer sur toile» et d'autres supports moins conventionnels. 
Le magasin Les Trafiquants d'art ouvrira ses portes au public dès jeudi 1er juin au 975-A, 3e Avenue.