Le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger (à gauche), n’a pas l’intention d’approcher de nouveau Régis Labeaume d’ici le début du procès concernant les sommes qui auraient été versées en trop pour la facture des frais d’agglomération.

Loranger n’a pas l’intention d’approcher Labeaume d’ici le début du procès

Le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, n’a pas l’intention d’approcher de nouveau son homologue de Québec, Régis Labeaume, d’ici le début du procès concernant les sommes qui auraient été versées en trop pour la facture des frais d’agglomération.

«Il n’y a pas eu de négociation avec la Ville de Québec et je ne ferai pas de nouvelle approche d’ici le 5 février, date du début du procès», a déclaré le maire au Soleil en marge d’une séance extraordinaire du conseil de L’Ancienne-Lorette.

Il serait donc surprenant qu’une entente de dernière minute survienne et évite une lutte entre les deux villes devant les tribunaux. «Moi, je ne peux pas négocier tout seul. J’ai écrit à M. Labeaume il y a un an et il sait que je suis prêt à négocier et à quelles conditions. Je ne reviendrai pas là-dessus», a-t-il déclaré.

M. Loranger ajoute qu’il regrette presque d’avoir fait ajouter 200 000 $ au montant d’environ 20 millions $ réclamé par sa Ville dans le procès.

«Le 22 décembre, nos professionnels ont découvert qu’il manquait 200 000 $ dans notre requête et la Ville de Québec a demandé un délai de six mois pour étudier ces nouveaux éléments. Le juge leur a donné quatre semaines», rappelle le maire.

D’autres montants

Celui-ci demeure convaincu que les juricomptables de la firme Deloitte, qui assistent sa Ville dans ce dossier, pourraient découvrir encore d’autres sommes versées en trop. «Si on travaillait pendant cinq ans, on pourrait en trouver pendant cinq ans», assure-t-il, ajoutant toutefois qu’il fallait mettre un terme à l’ajout de nouvelles sommes. 

«C’est sûr qu’il reste encore des montants qui nous échappent, mais ce ne sont que des grenailles sur le montant total. Alors pour nous, c’est réellement fini, les demandes de modification. Là, il faut y aller, car si le procès est remis une fois de plus, je vais finir par perdre l’appui de ma population, qui veut avoir des résultats», explique le maire.

Émile Loranger a rappelé que le procès était prévu pour quatre semaines, mais que le juge avait indiqué aux parties qu’il faudrait probablement en prévoir une cinquième. «Nos avocats nous ont dit de prévoir trois jours de plus seulement pour les plaidoiries et on sait que les avocats de la Ville de Québec prévoient la même durée pour leurs plaidoiries», signale le maire.

En lançant sa campagne électorale cet automne, M. Loranger avait promis à ses contribuables de leur redonner 34 millions $ une fois réglé le dossier de la quote-part, soit une baisse de taxes de 600 $ et un chèque dans la poste pour chaque contribuable.

Moins taxés

Le maire de L’Ancienne-Lorette n’a d’ailleurs pu s’empêcher de faire remarquer que le compte de taxes de ses citoyens a déjà été beaucoup plus élevé que celui des contribuables de l’autre municipalité défusionnée, Saint-Augustin-de-Desmaures. Les Augustinois ont depuis mercredi le compte de taxes le plus élevé de la région de Québec.

«Avant la fusion, les gens de Saint-Augustin payaient de 400 $ à 500 $ de moins que ceux de L’Ancienne-Lorette sur leur compte de taxes. On peut dire que les choses ont beaucoup changé en quelques années!», a-t-il commenté. 

La hausse des taxes sera cette année de plus de 4 % pour les contribuables de Saint-Augustin, qui est lourdement endettée, alors que L’Ancienne-Lorette, dont les finances sont plus saines, a réussi à limiter l’augmentation à 1 %.

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PROJET DE 6,5 M$ POUR LE PRESBYTÈRE NOTRE-DAME-DE-L'ANNONCIATION

La conversion de l’ancien presbytère Notre-Dame-de-L’Annonciation en centre communautaire par la Ville de L’Ancienne-Lorette devrait coûter 6,5 millions $, dont la moitié sera payée par une subvention du gouvernement provincial.

«Nous souhaiterions que l’appel d’offres pour les travaux se fasse en mai afin que la construction puisse être lancée au début du mois d’août. Nous attendons cependant confirmation de la subvention de 3,25 millions $ avant de faire une annonce officielle», a déclaré le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, en marge d’une séance extraordinaire du conseil municipal jeudi. 

Le conseil venait d’octroyer trois contrats en ingénierie et architecture liés à la conversion de l’ancien presbytère acquis du diocèse de Québec pour un quart de million $ et qui sera rénové et agrandi par l’ajout d’une annexe à l’arrière.

Le contrat de services professionnels en ingénierie,  spécialités structure et génie civil, a été confié à la firme Stantec pour 35 594,76 $, celui en ingénierie, spécialités mécanique et électricité, aux Consultants SN pour 43 115,63 $ alors que le contrat de services professionnels en architecture échoit à DG3A pour 146 938,05 $.

Démolition

La Ville de L’Ancienne-Lorette avait au départ prévu démolir le presbytère Notre-Dame-de-L’Annonciation, qui a 125 ans. Des citoyens ont cependant critiqué la décision, arguant qu’on retrouvait déjà peu de bâtiments patrimoniaux dans le secteur.

Après s’être fait tirer l’oreille, le maire a finalement déclaré que l’annonce de la démolition était plutôt une stratégie politique dans le but de provoquer des réactions afin d’obtenir des appuis et des subventions. En fin de compte, seule la section construite en 1916 et qui abrite les cuisines sera démolie pour faire place à la nouvelle annexe.

Le bâtiment continuera d’offrir des locaux à la paroisse, mais il abritera aussi des locaux administratifs, d’entreposage et des salles qui pourront servir aux organismes communautaires qui sont présentement installés dans l’ancien hôtel de ville. Les travaux devraient s’étaler sur un an.