Paul Shoiry de Démocratie Québec

L'opposition revient à la charge pour sauver l'aréna Jacques-Côté

L'opposition est revenue à la charge vendredi pour sauver l'aréna Jacques-Côté. Mais Régis Labeaume persiste: il sera démoli.
Démolir l'aréna Jacques-Côté de Sillery priverait les jeunes du secteur d'un service de proximité, dénoncent les élus de Démocratie Québec. 
En point de presse devant le bâtiment construit en 1972, Paul Shoiry, Anne Guérette et Yvon Bussières ont de nouveau accusé Régis Labeaume de noircir l'état de désuétude de cet équipement sportif. Le maire, disent-ils, veut le démolir pour pouvoir offrir les terrains à des promoteurs immobiliers.
Paul Shoiry a ressorti un document de juin 2013 dans lequel la Ville présente le scénario de mise en valeur des grands domaines sur le site patrimonial de Sillery. On y voit dans le secteur de l'aréna, la Ville prévoyait la construction de 123 unités d'habitation. «Le maire veut prendre un bien public et le céder à des promoteurs», a accusé M. Shoiry.
L'opposition refuse de voir l'immeuble être démoli alors qu'aucune étude ne prouve qu'une rénovation est impossible.
Et les trois conseillers municipaux ne croient pas que les heures de glace perdues puissent facilement être compensées. «Juste pour Jacques-Côté, 73 heures par semaine seront perdues, dont près de 50 pour le patinage artistique et le hockey mineur», a dit M. Shoiry.
L'aréna Jacques-Côté représente 73 heures de glace par semaine, soit 5,7 % du total dans la ville. 
L'administration Labeaume réplique qu'il sera possible de combler ces heures, notamment au PEPS.
Plus globalement, M. Shoiry ne comprend pas comment le maire Labeaume peut maintenant parler d'acheter du temps de glace au privé alors qu'en 2009, la Ville a payé 9,5 millions $ pour acquérir l'aréna de Val-Bélair. Le maire, a dit M. Shoiry, avait alors mentionné qu'il était plus économique de posséder l'aréna. 
Questionné en marge d'une conférence de presse sur le lancement de Mobilisation Vanier, M. Labeaume a réitéré que l'aréna sera démoli. «On va les laisser aller», a-t-il dit à propos des trois élus de l'opposition.