L'opposition formée des deux élus de Québec 21, le chef Jean-François Gosselin et Stevens Melançon, a commencé à former son cabinet.

L’opposition à l'hôtel de ville forme son cabinet

L’opposition à l’hôtel de ville de Québec a commencé à former son cabinet. Québec 21 a jeté son dévolu sur des candidats défaits aux élections et d’ex-employés du Parti conservateur du Canada.

Mario Hudon, qui est arrivé deuxième avec 31 % des votes dans Saint-Rodrigue, devient attaché politique pour le parti dirigé par Jean-François Gosselin. Il sera payé 28 $ l’heure pour des semaines de 35 heures, soit l’équivalent d’un salaire annuel de 50 000 $.

Pier-Luc Arseneau, qui a obtenu à peu près le même score dans Vanier-Duberger, sera recherchiste à temps partiel. Il sera rémunéré pour 15 heures de travail par semaine à un taux de 23 $ l’heure.

Martin Paquet, qui était organisateur politique du Parti conservateur du Canada jusqu’à tout récemment, hérite du poste de chef de cabinet à l’opposition. Son salaire est fixé à 50 $ l’heure, soit environ 90 000 $ sur une base annuelle. 

Le contrat de M. Paquet, qui est actuellement chef de l’équipe de transition, court jusqu’au 15 décembre seulement. Cela parce qu’il part en voyage à cette date. «Je ne voulais pas être accusé d’être payé pendant trois semaines quand je viens juste d’arriver», a expliqué le principal intéressé jeudi. Son retour après les Fêtes est assuré «à 90 %» selon lui. Un nouveau contrat sera rédigé alors. 

Même chose pour MM. Hudon et Arseneau, qui sont là jusqu’au 31 décembre et devront ensuite être confirmés dans leurs fonctions. 

Seul Serge Marcotte, directeur de campagne de Québec 21 et ex-administrateur du Parti conservateur du Canada, est embauché jusqu’au 31 décembre 2018 comme conseiller politique senior moyennant 60 000 $ par année. 

Équipe transitoire

M. Paquet, qui répond aux questions des journalistes depuis l’élection, a parlé jeudi d’une équipe transitoire. Au début de l’an prochain, quand le budget définitif du cabinet de l’opposition sera connu, quatre autres personnes pourraient s’ajouter, dont certaines à temps partiel en raison de leur «expertise particulière». 

L’homme de confiance de Jean-François Gosselin ne veut pas dire quels critères ont présidé au choix des premières nominations pour ne pas «révéler sa stratégie à l’adversaire». 

M. Paquet a par contre énuméré les informations considérées pour déterminer les salaires : le curriculum vitae des candidats, les salaires en politique en général et au précédent cabinet de l’opposition en particulier ainsi que les emplois comparables à la Ville de Québec. 

Alors que Québec 21 a fait campagne en promettant la totale transparence, les salaires de ses nouveaux employés ne figuraient pas dans les fiches soumises pour approbation au comité exécutif et rendues publiques jeudi midi. Le porte-parole de la Ville de Québec, David O’Brien, a affirmé que c’était «une erreur cléricale» et l’information a été rendue publique en fin de journée. 

M. Paquet a aussi assuré qu’il n’y était pour rien dans cet oubli, mais a néanmoins laissé à la Ville le soin de donner les chiffres. «Je ne me sens pas à l’aise de donner le salaire de quelqu’un d’autre», a-t-il justifié avant la publication officielle. Le nouveau chef de cabinet y est toutefois allé de cette prédiction : «Vous allez pouvoir comparer les salaires qu’il y aura dans notre cabinet ici par rapport au cabinet du maire et vous allez constater que c’est très raisonnable.»

Louis Côté, chef de cabinet de Régis Labeaume, gagne 169 385 $ par année, et Paul-Christian Nolin, son attaché de presse, est payé 97 726 $.