Les employés de Calèches Québec sont sans contrat de travail depuis 2016.

Lock-out à Calèches Québec: le syndicat ne recommandera pas l’offre patronale

Alors que les pourparlers entre Calèches Québec et les employés syndiqués reprenaient vendredi après une année de lock-out, le comité de négociation ne compte pas recommander l’offre finale déposée par la partie patronale.

«On n’a pas réussi à s’entendre», laisse tomber Vincent Boissonneault, cocher et délégué syndical de Calèches Québec. 

L’offre sera soumise aux membres du syndicat, jeudi.

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Les deux parties se sont rencontrées devant un conciliateur vendredi, afin de tenter de dénouer l’impasse ayant mené au déclenchement d’une grève, le 26 juillet 2018. Calèches Québec décrétait un lock-out le lendemain. 

Les employés sont sans contrat de travail depuis 2016.

Au coeur du litige : les conditions de travail et le traitement réservé aux animaux. «On se perçoit comme la première ligne de défense de l’éthique animale», fait valoir M. Boissonneault. Une limite de sept promenades par jour par cheval a été instaurée par les employés, et les bêtes ne devraient pas travailler tous les jours, selon lui. 

Calèches Québec possède 14 des 17 permis délivrés par la Ville chaque année. L’entreprise ne possède que trois calèches et une flotte de 12 chevaux.

Un des compétiteurs de l’entreprise, Calèches du Vieux-Québec, compte entre 15 et 17 chevaux pour assurer l’opération de ses deux calèches. «Ça donne beaucoup de lousse, fait valoir M. Boissonneault. Ça reste un jeu pour l’animal.» 

Le syndicat argue que l’employeur devrait acquérir davantage de chevaux pour faire des rotations en journée, et ainsi accorder plus de temps de repos aux bêtes. Les heures de service seraient prolongées, et les employés travailleraient plus, indique M. Boissonneault.

«C’est comme si un restaurant fermait la moitié de sa salle à manger, illustre-t-il. Ça fait la file devant, mais il ne veut pas acheter plus de chaises.» Le délégué syndical considère que son employeur se prive de revenus. «La demande est énorme pour les calèches. Elle n’a jamais été aussi élevée.»