Jean-Yves Duclos croit que les discours d'extrême droite ne trouve pas plus d'écho à Québec qu'ailleurs dans la province.

L'extrême droite à Québec n'inquiète pas Duclos

Contrairement au premier ministre Philippe Couillard, le ministre fédéral Jean-Yves Duclos n'est pas préoccupé par les récents événements à caractère raciste survenus cette semaine dans la capitale et ne croit pas que celle-ci est un terreau fertile pour l'extrême droite.
«Ça ne m'inquiète pas, je connais bien la région de Québec, je connais le bon sens des citoyens de la région et je sais que la très grande majorité est en désaccord avec les discours haineux et de violence. Je n'ai donc aucune crainte qu'on va continuer à être comme ça», a affirmé M. Duclos en marge d'une annonce d'aide financière accordée à un organisme pour soutenir de jeunes handicapés à intégrer le marché de l'emploi. 
Il condamne néanmoins la pose de banderoles faisant la promotion d'un message anti-immigration. «Bien sûr qu'on les condamne [les gestes]. C'est une forme d'agression envers l'être humain, a-t-il dit. On est dans une société libre. Les gens ont le droit d'exprimer leurs opinions, mais on est dans une société aussi où le respect des personnes est fondamental.»
De plus, selon le député de Québec, le discours d'extrême droite ne trouve pas plus d'écho dans la région qu'ailleurs. «La région de Québec n'est pas plus un terreau fertile, on a une population et un environnement dans lequel les gens s'expriment librement et dans la très grande majorité des cas c'est de manière respectueuse. Il y a quelques exceptions et je pense que ces exceptions sont traitées de manière correcte», a poursuivi celui qui est titulaire du portefeuille de la Famille, des Enfants et du Développement social. 
Ce dernier n'a pas voulu qualifier les groupes La Meute ou Atalante, affirmant qu'il les connaissait très peu et qu'il avait de la difficulté à les décrire.