Dans un document transmis à la Ville de Québec le 7 mars dernier, Lévis confirme son «intérêt» pour le «scénario qui prévoit la construction, depuis la sortie du pont de Québec, d'une branche SRB en direction est jusque dans le secteur du pôle Chaudière à la hauteur de la rue de Mercure, ainsi qu'une autre en direction ouest jusqu'au au pôle d'échanges des Rivières en bordure de l'autoroute 20».

Lévis ne veut rien payer pour le SRB

Le maire de Lévis Gilles Lehouillier tient mordicus à ce que le Service rapide par bus (SRB) soit payé à 100% par les gouvernements fédéral et provincial. Parce que sinon, sa ville n'aura «pas les moyens» de se le payer et aura «une décision importante à prendre».
En point de presse avant le conseil municipal lundi, M. Lehouillier a soutenu que ses citoyens n'ont pas la capacité financière de payer une facture qu'il évalue à 30 millions $, soit le tiers de la contribution qui pourrait être demandée aux villes. «On n'a pas les mêmes moyens que Québec (...) «Si du côté de la ville de Québec, eux ils ont les moyens de l'assumer, tant mieux pour eux», a-t-il lancé.
M. Lehouillier a évoqué la possibilité de laisser tomber le projet sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent s'il coûte trop cher pour sa population. Il attend le dépôt du budget provincial mardi pour décider du sort du SRB. Il souhaite que le gouvernement provincial le finance à 60%, comblant ainsi le manque à gagner du fédéral. «On ne reculera pas. Nous, c'est 100%, rien de moins, parce qu'on a sacrifié le tramway, qui lui était payé à 100%», a réitéré M. Lehouillier. 
Le maire n'a toutefois pas encore mis une croix définitive sur le SRB et la Ville de Lévis n'a pas encore élaboré de «plan B» pour améliorer son transport en commun si jamais le projet devait tomber à l'eau sur son territoire. 
Le maire de Québec Régis Labeaume s'est montré ouvert la semaine dernière à ce que les villes assument 10% du projet évalué à 1 milliard $. Il réagissait au dépôt du budget fédéral, qui prévoit financer jusqu'à 40% les projets de transport en commun au pays, et non 50%, tel que le lui demandait le gouvernement du Québec. 
M. Labeaume déclarait qu'il ne laisserait pas tomber le projet de SRB si celui-ci était financé à 90%, étant donné l'importance d'avoir une colonne vertébrale du transport en commun et qu'il n'attendrait pas le maire de Lévis pour aller de l'avant. 
M. Lehouillier explique que le ministère des Transports du Québec et le maire de Québec Régis Labeaume sont «très au fait» de sa position et de la réalité financière de sa ville. C'est pourquoi il fonde beaucoup d'espoir dans le budget provincial de mardi.
M. Lehouillier s'était déjà inquiété en décembre de rumeurs voulant que les villes aient à assumer 25% de la facture du SRB. Il avait à ce moment indiqué qu'il n'était pas question que Lévis se permette cette dépense.